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“Place Lénine”, “Étoile Rouge”… Ces noms pourraient disparaître du Bénin : des précisions du porte-parole du gouvernement

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Le gouvernement envisage une révision des noms de certaines places et infrastructures publiques au Bénin. À la faveur de la création d’une Commission nationale de la toponymie et de la mémoire historique, le Porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a évoqué, ce vendredi 5 décembre, la possibilité de débaptiser des lieux se rapportant à l’histoire du pays.

La mise en place de la Commission nationale de la toponymie et de la mémoire historique suscite des interrogations sur les symboles historiques publics au Bénin. Ce vendredi 5 décembre 2025, lors d’un échange avec la presse à Cotonou, le Secrétaire général adjoint et Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a évoqué la possibilité de revoir certaines dénominations issues d’époques révolues.

À la faveur du Conseil des ministres du mercredi 3 décembre, le Gouvernement a officiellement institué cette commission pluridisciplinaire chargée de proposer, à travers une démarche scientifique et inclusive, une nouvelle cartographie mémorielle du pays. Il s’agit d’un chantier de longue haleine inscrit dans la volonté de rééquilibrer la mémoire nationale et d’ancrer la dénomination des lieux dans un narratif plus cohérent avec l’histoire et l’identité béninoises.

S’exprimant sur les missions de ladite commission, Wilfried Léandre Houngbédji a laissé entendre qu’aucune piste n’était exclue : « On a plein de places publiques. On ne limite pas la commission dans son travail. Si on tient compte de notre histoire marxiste-léniniste, on a bien une place Lénine à Cotonou. On a une place Bulgarie. On a la place de l’Étoile Rouge. Je ne préjuge de rien. Mais la commission peut dire : nous sommes en 2025, ce serait plus pertinent que cette place Lénine s’appelle tant… ».

Il précise tout de même que le rôle de la commission sera avant tout consultatif. Elle devra identifier, à l’échelle nationale, les lieux à rebaptiser ou à nommer, et proposer des appellations qui valorisent des figures historiques, intellectuelles, scientifiques ou culturelles du pays. « On pourrait avoir des universitaires, des historiens, des sociologues, des gens de culture, d’art », a-t-il indiqué.

Une fois installée, la commission disposera d’un cahier des charges précis défini par décret, et aura pour tâche de produire des recommandations à soumettre au Gouvernement pour validation.

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des réformes mémorielles déjà engagées par l’État, notamment le retour des biens culturels, l’érection de statues historiques ou encore la construction d’infrastructures commémoratives comme le Monument aux Dévoués à Cotonou.

Philippe G. LOKONON


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