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La version du code électoral transmise à la Cour n’est pas celle du texte voté à l’Assemblée, vrai ou faux ? Des éléments de réponse

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Au Bénin, des débats houleux autour de la version du code électoral validé par la Cour. Des réactions pour mieux comprendre ce qui s’est passé hier à la Cour constitutionnelle.

La validation par la Cour constitutionnelle du Bénin de la légalité du code électoral a suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique du pays. Déjà, hier, jeudi 14 mars, lors de l’examen du code par la Cour constitutionnelle, l’opposition a déclaré que la version transmise à la Cour n’était pas celle du texte voté à l’Assemblée nationale le 5 mars dernier.

Après la décision de la Cour, Eric Houndété, vice-président du parti Les Démocrates (LD), n’a pas mâché ses mots en qualifiant cette décision de « frauduleuse ». Il a remis en question l’examen approfondi du texte, insinuant que la Cour aurait simplement validé les souhaits du président Patrice Talon.

Me Victorin Fadé, avocat du parti Les Démocrates, a ajouté sa voix à la critique en qualifiant la nouvelle loi d’encore plus problématique que celle de 2019.

La réplique

En réaction à ces accusations, Casimir Sossou, vice-président de la Commission des lois et membre du parti Bloc républicain, a exprimé son désaccord et a interpellé l’opposition sur son comportement lors du processus parlementaire. Dans une interview accordée à Reporter Bénin Monde, il a souligné le manque de responsabilité des députés de l’opposition, mettant en avant leur attitude lors des débats parlementaires.

« Ils ont suivi l’étude en commission mais en plénière, ils étaient distraits et braqués sur le rejet systématique au point qu’ils n’ont pas suivi les amendements validés ou reformulés en plénière. (…) Mieux, en commission, les députés LD ont claqué la porte pendant l’étude des amendements par l’honorable Augustin Ahouanvoébla. Les députés LD n’ont donc pas suivi les textes adoptés le 05 mars en commission et n’ont plus suivi la version adoptée en plénière », a-t-il expliqué.

« Ce n’est pas bienséant de vouloir discréditer la Cour constitutionnelle dont on espère la proclamation de sa propre victoire dans un futur proche selon leur ambition », a-t-il conclu.

Philippe G. LOKONON

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