Après la proclamation des résultats définitifs des élections communales du 11 janvier 2026 par la CENA, cinq recours ont été déposés devant la Cour suprême. Les requérants évoquent des « irrégularités présumées » dans la centralisation et la proclamation des résultats dans plusieurs communes.
À la suite de la publication des résultats officiels, des contestations ont été portées devant la Cour suprême, juridiction compétente en matière de contentieux des élections communales. Les recours concernent notamment Akpro-Missérété, Porto-Novo, Zè, Allada et Lokossa, où des requérants estiment que « les chiffres proclamés ne correspondent pas à ceux issus des procès-verbaux de dépouillement ».
Dans leurs requêtes, les plaignants dénoncent des écarts entre les résultats affichés dans les bureaux de vote et ceux proclamés au niveau central. Ils soutiennent que ces incohérences auraient influé sur la répartition des sièges entre les partis en lice.
À Akpro-Missérété, les contestataires affirment que « les données transmises après le dépouillement ont été modifiées lors de leur traitement ». Selon eux, les procès-verbaux attribuaient « cinq sièges à l’Union progressiste le Renouveau contre trois au Bloc républicain », alors que les résultats proclamés auraient inversé cette répartition.
À Zè, notamment dans l’arrondissement de Hèkanmè, les requérants indiquent que le dépouillement public « donnait l’avantage à l’Union progressiste le Renouveau », tandis que les chiffres officiels publiés ont conduit à « une attribution différente des sièges ». À Porto-Novo, Allada et Lokossa, les recours font également état « d’incohérences » entre les résultats de terrain et ceux proclamés par la CENA.
Pour rappel, sur les trois partis ayant compétir, seuls l’Union progressiste le Renouveau et le Bloc républicain sont éligibles à la répartition des sièges lors de ces élections communales.
Saisie de ces recours, la Cour suprême devra se prononcer sur la régularité des opérations contestées. Conformément au cadre juridique en vigueur, elle dispose d’un délai maximal de six mois pour rendre ses décisions et peut, si nécessaire, ordonner des reprises d’élections, « dans la limite de deux fois ». Il est toutefois précisé que « le dépôt d’un recours n’interrompt pas le processus électoral ».

