Dans le cadre de Novembre Bleu, après la campagne d’Octobre Rose, le ministère des Affaires étrangères a organisé le vendredi 21 novembre 2025 une séance de sensibilisation et de dépistage des cancers masculins et féminins à son siège à Cotonou. L’objectif est d’encourager le personnel à intégrer le dépistage dans ses habitudes sanitaires.
Le ministère des Affaires étrangères a placé la prévention des cancers masculins et féminins au centre de ses actions sociales en réunissant son personnel pour une séance d’information et de dépistage des cancers. L’activité s’est déroulée le vendredi 21 novembre 2025 dans la salle Fleuve jaune de l’institution à Cotonou.
Ouvrant la rencontre, l’ambassadeur Amour-Marie Ako, secrétaire général adjoint du ministère, a rappelé l’importance d’un corps diplomatique en bonne santé. « Disposer d’un personnel en bonne santé est plus qu’une ambition. C’est une condition pour une diplomatie forte et efficace. Et c’est là une priorité du ministre des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari. Votre santé compte. Elle est la clé de votre bien-être, de celui de vos familles respectives, ainsi que du progrès collectif de la maison diplomatie. Ensemble, faisons de la prévention une priorité. »
Au cours de l’activité, les spécialistes ont détaillé les risques et les moyens de prévention de ces maladies généralistes. Sur le cancer de la prostate, l’urologue Dr Fred Hodonou a insisté sur la vigilance dès l’âge de 45 ans. « J’invite tous les hommes à penser à la santé de leur prostate et à s’en préoccuper à partir de 45 ans. Une fois par an, un homme de cette tranche d’âge doit aller voir son urologue pour un dépistage annuel. C’est la seule vraie attitude », a-t-il recommandé.
Le cancer du sein
Le gynécologue-obstétricien Yacine Moutaïrou a pour sa part sensibilisé sur le cancer du sein, première cause de mortalité chez la femme au Bénin. Il a rappelé la nécessité de l’autosurveillance et du suivi médical. « C’est le premier cancer de la femme. Son diagnostic est souvent tardif en Afrique d’où l’importance du dépistage. Il faut l’auto-examen systématique des seins chaque mois, une consultation annuelle pour toutes les femmes surtout à partir de 25 à 40 ans et une mammographie tous les deux ans à partir de 50 ans. », a-t-il insisté.
La nutrition dans la prévention
Abordant le lien entre alimentation et risques de cancer, la nutritionniste Lydie Fagbohoun a insisté sur la discipline quotidienne. Elle a rappelé que de nombreux facteurs nutritionnels sont modifiables et que « chaque choix alimentaire peut renforcer ou affaiblir notre protection face aux cancers ».

Appréciations et soutien
Les participants ont salué la démarche. Pour l’un des agents du ministère ayant participé à l’activité, les échanges ont permis de lever plusieurs inquiétudes. « Les explications étaient claires. On réalise que le dépistage est simplement une mesure de sécurité, pas quelque chose dont il faut avoir peur. »
Son collègue également bénéficiaire, estime que cette initiative doit se répéter. « On comprend que certaines maladies avancent sans signes. Sans dépistage, on passe à côté. Ces séances nous rappellent que la santé se surveille. », a-t-il indiqué.
Aux côtés des hommes, les femmes du ministère ont renforcé l’adhésion des participants. Christèle Egyptie Gbénou Kèkè a rappelé leur rôle dans la sensibilisation. « Les hommes ont tendance à négliger leur santé surtout quand ça touche à l’anatomie. Nous connaissons tous un peu la fierté des hommes et donc quand c’est la femme qui encourage, je crois que ça leur permet de lâcher prise et de se prêter à la chose. Notre présence est donc un soutien à la gent masculine et aux hommes de nos vies pour tout ce qui concerne les cancers masculins. »
En initiant cette séance, le ministère rappelle que la prévention reste l’outil le plus efficace contre les cancers. Se faire dépister à temps n’est pas un acte de précaution secondaire, mais un engagement vital.

