Le gouvernement béninois reste prudent quant aux responsabilités dans la tentative de coup d’État déjouée le 7 décembre. Son porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji a affirmé mercredi qu’aucune accusation n’était formulée à ce stade, en attendant les conclusions des enquêtes en cours.
Alors que le Bénin a fait face à une crise sécuritaire d’envergure dimanche dernier, le gouvernement se réserve de décliner l’identité des commanditaires de ce coup de force déjoué. Face à la presse le mercredi 10 décembre 2025, le porte-parole de l’Exécutif, Wilfried Léandre Houngbédji, a précisé la position officielle du pouvoir sur l’origine des événements du 7 décembre.
« Nous, côté gouvernement béninois, nous n’accusons personne, nous ne soupçonnons même personne », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que seules les enquêtes en cours permettront d’établir les responsabilités.
Le porte-parole a toutefois relevé les campagnes de désinformation observées en ligne. « Nous avons vu, comme vous, par exemple sur les réseaux sociaux, d’où sont venus les renforts aux mutins en matière de désinformation, de fabrication de nouvelles de toutes pièces pour déstabiliser, secouer notre quiétude et faire peur aux populations », a-t-il souligné.
Tout en assurant que le gouvernement ne pointe, à cette étape, aucun acteur, national ou étranger, pour avoir « instigué ce coup en instrumentalisant ou en intéressant d’une manière ou d’une autre les militaires », il a indiqué que l’enquête révélera si des complicités extérieures existent.
« Tous les enseignements seront tirés de ce qui est arrivé », a conclu Wilfried Léandre Houngbédji, réaffirmant la volonté de l’État de faire toute la lumière sur cette crise sécuritaire.

