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Réouverture de la frontière Bénin-Niger : 06 points d’accords de coopération identifiés par les comités d’experts à Cotonou

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Les délégations béninoise et nigérienne ont achevé, ce dimanche 21 juin 2026, la deuxième phase des travaux préparatoires à la réouverture de la frontière entre les deux pays. Au terme de 48 heures d’échanges, plusieurs points d’accord ont été identifiés en vue d’une reprise progressive de la coopération bilatérale et de la libre circulation des personnes et des biens.

Après deux jours de discussions à Cotonou, les représentants du Bénin et du Niger ont trouvé un terrain d’entente sur plusieurs sujets liés à la réouverture de la frontière commune. Les travaux, qui s’inscrivent dans le processus de rapprochement engagé entre les deux pays, ont permis de dégager des orientations communes qui seront soumises aux autorités béninoises et nigériennes.

La délégation du Niger était conduite par le ministre d’État en charge de l’Intérieur, le général de division Mohamed Toumba. Celle du Bénin était dirigée par le ministre chargé de l’Intégration africaine, Olushegun Adjadi Bakari.

Les échanges ont principalement porté sur la reprise de la coopération entre les deux États ainsi que sur les conditions de la libre circulation des personnes et des biens après plusieurs mois de fermeture de la frontière.

Au terme des travaux, six principaux points d’accord ont été identifiés. Ils concernent notamment la priorité accordée aux questions sécuritaires, l’exonération des taxes sur le transit, l’interdiction de la mise en consommation des marchandises en transit, la révision des charges appliquées à certaines opérations, le règlement des contentieux et la relance de la coopération économique et juridique entre les deux pays.

Pour Mohamed Toumba, les discussions ont permis de poser les bases d’un nouveau départ. « Nous avons tenu notre engagement. Nous avons verrouillé la priorité sécuritaire. Nous avons également jeté les bases d’une normalisation économique et juridique. Les principes de l’exonération des taxes sur le transit, de l’interdiction de la mise en consommation, de la révision des charges et du règlement des contentieux sont désormais inscrits dans nos engagements communs », a-t-il déclaré.

Le chef de la délégation nigérienne estime également que le dialogue engagé ouvre des perspectives pour les deux peuples. « En choisissant le dialogue plutôt que la confrontation, nous avons créé de la valeur pour nos économies, de la sécurité pour nos populations, de l’espoir pour notre jeunesse. La ratification des accords par nos autorités respectives devra intervenir dans les meilleurs délais. Que ces accords soient le début d’une nouvelle ère. »

Les liens séculaires réchauffés

Du côté béninois, Olushegun Adjadi Bakari a mis l’accent sur l’esprit qui a prévalu durant les quarante-huit heures de travaux. « Je formule l’espoir au nom de toute la délégation béninoise, mais au nom de nos délégations, parce que je pense qu’après 48 heures que nous avons passées ensemble, nous formons une seule délégation ici avec un seul objectif : refaire naître cet amour et ce lien séculaire qu’il y a entre nos deux peuples, entre nos deux pays. »

Le ministre béninois s’est également montré confiant pour la suite du processus. « J’ai bon espoir que chacun de nous rendra compte à ses autorités pour une validation formelle, une ratification des conclusions auxquelles nous sommes parvenus et pour que, de manière très rapide, nous puissions les mettre en œuvre au bénéfice de nos populations respectives ».

Les deux délégations ont reconnu que plusieurs aspects techniques devront encore être examinés avant la mise en application des conclusions retenues. Elles ont néanmoins salué le cadre de dialogue instauré par les présidents Abdourahamane Tiani et Romuald Wadagni, qui a permis la reprise des discussions entre les deux pays.

À l’issue de cette deuxième phase des travaux, un rapport commun sera transmis aux chefs d’État béninois et nigérien pour examen et validation. La partie béninoise a également annoncé un prochain déplacement à Niamey afin de poursuivre les concertations et préparer les étapes suivantes du processus engagé entre les deux pays.

Philippe G. LOKONON


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