lamétéo.info
Actualités

Présidentielle 2026 au Bénin : « il faut élire celui qu’il faut à la place qu’il faut », 3 défis sociaux attendent le futur président, selon Mgr Roger Houngbédji

Partager

L’Église catholique romaine au Bénin, à travers Mgr Roger Houngbédji, président de la Conférence des évêques, s’est prononcée sur le scrutin présidentiel du 12 avril prochain. Dans une interview accordée à Vatican News, il évoque trois défis sociaux majeurs pour le futur président.

À six jours du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou et président de la Conférence épiscopale épiscopale du Bénin s’est prononcé sur les enjeux de cette élection. Au micro de Vatican News ce lundi 6 avril 2026, lundi de Pâques, il invite les électeurs à faire un choix utile pour le pays.

« Le message que j’ai à annoncer, c’est d’élire celui qu’il faut à la place qu’il faut », a-t-il déclaré. Il a insisté sur le fait qu’« Il ne s’agit pas de faire des agitations, mais élire celui qu’il faut à la place qu’il faut. » Selon lui, le pays « a besoin maintenant de quelqu’un qui a les capacités d’aider ce peuple à vraiment se construire ».

Le président de la Conférence des évêques catholiques a identifié trois défis majeurs auxquels devra faire face le futur chef de l’État. Le premier défi concerne les conditions de vie. Mgr Houngbédji évoque « le problème d’emploi, le problème des jeunes » et rappelle que « les gens sont affamés ». Il souligne que « les projets de société […] sont assis sur le social », mais prévient qu’« il faut qu’après l’élection, nous puissions réellement nous mobiliser pour que ce social-là soit quelque chose d’effectif ». Il appelle aussi à « donner du travail aux jeunes » et à « aider cette jeunesse-là à vraiment préparer son avenir ».

Le deuxième défi touche au vivre-ensemble. « Nous avons besoin de construire le tissu social qui est disloqué », a-t-il affirmé. Le prélat souhaite faire du « vivre-ensemble quelque chose de fondamental » et appelle à « amener toutes les forces vives de ce pays-là pour se mettre ensemble ». Pour lui, « c’est ensemble que nous pouvons construire ce pays » et « nous devons construire aussi les cœurs ».

Quant au troisième défi, il concerne l’écoute des citoyens. « Nous avons besoin de quelqu’un qui soit à l’écoute de la population », a indiqué Mgr Houngbédji. Il explique que « c’est dans l’écoute que nous pouvons vraiment nous entendre ».

L’archevêque de Cotonou a conclu son message en insistant sur la prise en compte de « toutes les sensibilités, toutes les tendances » pour « que le pays soit un ».

Philippe G. LOKONON


Partager

Articles similaires

Services bancaires au Bénin : Un peu d’ordre dans cette chienlit, finalement !

Venance TONONGBE

« Des clients refusent de payer et lorsque tu veux réagir on te bastonne» : une prøstituée de Cotonou se plaint des violences

Venance TONONGBE

Assurance maladie obligatoire au Bénin : un délai fixé aux employeurs pour fournir les polices d’assurance à la CNSS

Venance TONONGBE

Laissez un commentaire

You cannot copy content of this page