Dans le cadre des opérations de transfert de centres de vote liées à l’élaboration de la Liste électorale informatisée (LEI), l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) rappelle que la déclaration de résidence est gratuite. Tout chef de quartier ou de village qui exigerait de l’argent pour ce service s’expose aux sanctions prévues par la loi.
Le processus d’élaboration de la Liste électorale informatisée (LEI) avance dans toutes les communes du Bénin. Dans les quartiers et villages, les populations se pressent auprès de leurs chefs locaux pour effectuer la déclaration de résidence exigée lorsqu’elles souhaitent transférer leur centre de vote. Une démarche administrative simple, censée être gratuite, mais qui, sur certains terrains, suscite de vives inquiétudes.
Des citoyens affirment en effet que des « frais » seraient exigés par certains responsables locaux pour valider le document. Une pratique dénoncée par l’Anip, qui a saisi officiellement le ministre de la Décentralisation pour tirer la sonnette d’alarme.
Dans sa correspondance, Aristide Guy Adjinacou Gnahoui ne mâche pas ses mots. « Tout électeur souhaitant voter dans un centre de vote situé hors de son quartier ou village de résidence procède, au préalable et à titre gratuit, à une déclaration de résidence auprès du chef de quartier ou de village du lieu d’accueil », écrit-il.
Mais le directeur général souligne avoir été alerté sur « certaines pratiques [qui] pourraient laisser croire à l’existence de paiements induits exigés auprès des requérants ». Face à ces dérives, il demande une réaction ferme des autorités communales.
Sanctions prévues
Le document insiste : « La déclaration de résidence est gratuite et ne doit en aucun cas faire l’objet d’une contrepartie financière. Tout chef de quartier ou de village qui exigerait une somme d’argent pour une déclaration de résidence s’expose aux sanctions prévues par la loi. »
Un avertissement qui place les chefs de quartier et de village devant leurs responsabilités. Placés sous l’autorité des maires, ces derniers sont désormais appelés à veiller personnellement au respect de la gratuité.

Pour l’Anip, l’exigence de gratuité ne se limite pas à une question de principe : elle conditionne le bon déroulement du processus électoral. « Je reste persuadé qu’avec votre appui, les dispositions nécessaires seront prises pour assurer le respect de cette exigence, indispensable à la gestion optimale des centres de vote », conclut Aristide Guy Adjinacou Gnahoui dans sa lettre au ministre.

