Le Bénin affiche de grandes ambitions pour les cinq prochaines années dans les secteurs du tourisme, de la culture et des arts. Le Conseil des ministres réuni ce mercredi 11 juin 2025 a adopté un Plan stratégique 2025-2029 dont le coût global, proche de 800 milliards de FCFA, marque une volonté claire : transformer ces secteurs en leviers du développement durable et du rayonnement international.
Réuni en Conseil des ministres ce mercredi, le gouvernement béninois a adopté le Plan stratégique de développement 2025-2029 du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, pour un coût estimatif de 797.174.361.179 FCFA. Ce montant est l’un des plus élevés jamais mobilisés pour ces secteurs.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, ce projet s’articule autour de trois grandes orientations stratégiques : la dynamisation et la régulation du fonctionnement du ministère ; le développement et la promotion d’une offre touristique diversifiée, attirant visiteurs locaux et internationaux et le développement et la promotion de la culture et des arts, piliers essentiels de l’économie créative béninoise.
Avec près de 800 milliards de FCFA engagés, le Bénin confirme sa volonté de transformer durablement son image et de positionner son patrimoine comme moteur de croissance. L’objectif est clair : « À l’horizon 2029, faire du Bénin une destination touristique de renommée mondiale soutenue par une riche diversité culturelle », peut-on lire dans le compte rendu du Conseil des ministres.
Ce montant couvre à la fois les projets d’infrastructures, les actions de promotion, la professionnalisation des acteurs du secteur, la digitalisation des offres culturelles, ainsi que l’accompagnement des initiatives locales. Il marque également une rupture avec la sous-budgétisation chronique de la culture et du tourisme dans les décennies passées.
Pour assurer une mise en œuvre efficace et coordonnée, le gouvernement prévoit la création d’un comité de pilotage regroupant toutes les parties prenantes. Ce comité aura pour mission de superviser, évaluer et ajuster en temps réel les actions programmées, tout en s’assurant que les retombées économiques et sociales du plan bénéficient directement aux populations.

