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CRIET : invité pour un plat d’igname pilée, il se fait arrêter pour chantage et risque 7 ans de prison

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Ce qui ressemblait à une simple invitation à partager un plat d’igname pilée a finalement conduit un homme devant la CRIET. Poursuivi pour des faits présumés de chantage sur son ancienne compagne, il encourt jusqu’à sept ans de prison.

Soupçonné d’avoir utilisé pendant plusieurs années des photos intimes de son ex-petite amie pour faire pression sur elle, un homme a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Au cours de l’audience, il a expliqué avoir été arrêté lors d’un rendez-vous organisé avec la plaignante dans un restaurant de Zogbo.

D’après les éléments présentés à la barre, la victime, aujourd’hui mariée et mère de famille, aurait subi pendant plusieurs années des pressions liées à la détention de ses images intimes. Selon Bip radio, l’accusation craignait de voir ces contenus diffusés sur les réseaux sociaux.

Le ministère public soutient que ces photos lui étaient régulièrement envoyées par l’intermédiaire d’un ami commun. Cette situation l’aurait amenée à maintenir des rapports cordiaux avec son ancien compagnon malgré leur séparation.

Face aux juges, le prévenu a rejeté les accusations portées contre lui et a raconté les circonstances de son interpellation. « Elle m’a appelé un jour pour m’inviter à manger un plat d’igname pilée à Zogbo. Je m’y suis rendu. C’est pendant le repas que les policiers sont venus m’arrêter », a-t-il déclaré.

L’homme affirme n’avoir jamais exercé de chantage sur son ex-compagne. Selon sa version, un ami commun aurait eu accès aux images conservées dans son téléphone sans qu’il en soit informé.

Le substitut du procureur a pour sa part rappelé que les faits reprochés remonteraient à plusieurs années. Il a également indiqué que les enquêtes auraient révélé des éléments liés à des activités de cybercriminalité. Estimant les charges suffisamment établies, le ministère public a requis une peine de sept ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA.

La victime n’a pas souhaité se constituer partie civile. Après les débats, la CRIET a renvoyé son jugement au 13 juillet 2026.

Philippe G. LOKONON


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