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BAC 2026 au Bénin : prières, tisanes et bénédictions, des parents de candidats mobilisés à Abomey-Calavi

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Depuis le démarrage des épreuves écrites du baccalauréat, session normale de juin 2026, les candidats ne sont pas les seuls à vivre l’intensité de cet examen. Au centre du CEG Houètô, dans la commune d’Abomey-Calavi, de nombreux parents et proches multiplient conseils, prières, soins préventifs et encouragements pour soutenir les apprenants engagés dans la conquête du premier diplôme universitaire. Lameteo est allé à leur rencontre.

Aux premiers jours du lancement des épreuves du baccalauréat session de juin 2026, les abords du collège d’enseignement général de Houètô accueillent quotidiennement des parents et proches de candidats venus les accompagner avant ou après les compositions. À quelques mètres du portail secondaire du centre, ils se regroupent par petits cercles, échangent sur le déroulement des épreuves et attendent parfois la sortie de leurs enfants.

Habillés pour beaucoup de tenues traditionnelles aux couleurs vives, certains discutent à voix basse tandis que d’autres gardent les yeux tournés vers l’intérieur du centre. Téléphones en main ou assis sur des motos stationnées à proximité, tous semblent vivre à leur manière cette semaine décisive pour les candidats.

Derrière les conversations discrètes et les sourires parfois esquissés, l’inquiétude se devine sur plusieurs visages. Entre prières murmurées, conseils de dernière minute et mots d’encouragement renouvelés chaque matin, chacun tente d’apporter son soutien aux candidats, à l’instar de milliers d’autres parents à travers le pays.

Pour Thiburce Tossou, parent d’une candidate, l’accompagnement a commencé avant même le démarrage des compositions. Afin d’éviter tout stress lié à la découverte du centre, il avait pris les devants dès la veille du premier jour. « Le dimanche, je suis venu visiter le centre et repérer sa salle. Ce qui a fait qu’il ne s’est pas perdu ce matin. »

Au-delà des aspects pratiques, le parent a également mis l’accent sur le soutien spirituel. « Je lui ai fait la prière qu’il faut et avant de le laisser entrer en salle, je lui ai dit : « pas de peur, pas de panique, on se concentre et on prie avant chaque épreuve ». »

Comme de nombreux parents présents sur les lieux, il reconnaît avoir redouté les intempéries enregistrées à la veille du démarrage des compositions. « Depuis hier, nous-mêmes avions un peu d’inquiétudes par rapport à la pluie. Mais nous avons prié le Seigneur de nous aider pour que l’accompagnement soit fait dans sa grâce », a-t-il confié.

Atmosphère nuageuse à Abomey-Calavi

Conseils et bénédictions

Pour d’autres parents, l’essentiel était surtout de préserver la sérénité des candidats avant et pendant les épreuves. C’est le cas de Pamphile, venu accompagner son enfant au centre de composition. « J’ai dit à mon enfant et à d’autres candidats de ne pas s’encombrer, de ne pas chercher à surcharger leur cerveau mais de rester tranquilles et de bien se reposer après les épreuves », a-t-il expliqué.

Le père de candidat dit également avoir insisté sur les valeurs familiales et spirituelles dans son message aux apprenants. « Pour ceux parmi eux qui se sentent gênés d’avoir offensé leurs parents, je les ai invités à aller demander pardon afin d’être dans les bonnes grâces. »

Des soins préventifs

Au-delà des conseils et des prières, certains parents ont aussi veillé à l’état de santé de leurs enfants avant le début des compositions. Jeanne, mère d’un candidat, affirme avoir pris plusieurs dispositions pour éviter tout problème sanitaire durant la semaine d’examen. « Je lui ai fait des tisanes et il a traité le palu. Je lui ai également donné du vermifuge contre les parasites intestinaux afin qu’il ne tombe pas malade durant les compositions », a-t-elle indiqué.

Sous un ciel encore marqué par les pluies de ces derniers jours, les parents continuent de fréquenter les abords du centre au rythme des épreuves. Derrière les grilles du CEG Houètô, leurs pensées accompagnent les candidats engagés dans la conquête de ce premier diplôme universitaire. Un témoignage de proximité porté par l’espoir de voir leurs enfants franchir avec succès cette étape décisive de leur parcours scolaire.

Philippe G. LOKONON


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