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Au Bénin, les subventions de l’État profitent majoritairement aux plus riches, selon la Banque mondiale

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Selon la troisième édition du rapport Perspectives économiques du Bénin 2025 publiée par la Banque mondiale le 17 juillet 2025, les subventions indirectes bénéficient de manière disproportionnée aux ménages les plus aisés.

Les subventions au Bénin, un levier mal orienté ? C’est ce que laisse entendre la troisième édition du rapport Perspectives économiques du Bénin 2025 de la Banque mondiale, rendu public le 17 juillet dernier. Si le système budgétaire béninois a permis de réduire les inégalités de revenu de 3 points de l’indice de Gini en 2022, grâce notamment aux transferts en nature, les aides indirectes, elles, profitent largement aux couches sociales les plus aisées. « Les 20 % les plus riches reçoivent 53 % des subventions indirectes », indique le rapport.

D’un point de vue fiscal, le rapport note des efforts de justice sociale. Les impôts directs sont largement assumés par les ménages les plus riches : les 10 % les plus nantis paient 80 % des impôts directs, tandis que les 20 % les plus riches contribuent à 92 % de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et à 63 % de l’impôt sur les salaires.

Ces contributions ont un effet positif sur la redistribution. Les transferts en nature comme les services publics, jouent un rôle important dans la réduction des inégalités, contrairement aux subventions qui, elles, tendent à accentuer les écarts.

Les subventions indirectes dans des secteurs stratégiques comme l’eau, les carburants ou l’électricité n’ont pas permis de compenser efficacement les effets négatifs des impôts indirects. Ceux-ci, comme la TVA, les droits de douane ou les taxes d’accise, pèsent plus lourdement sur les ménages les plus pauvres.

Quelques programmes plus équitables

À l’inverse, certains dispositifs sont salués pour leur ciblage des plus vulnérables. C’est le cas des transferts directs comme le programme ACCESS, l’enseignement primaire public, ou encore les pensions versées par le Fonds National des Retraites du Bénin (FNRB) et les cantines scolaires, qui ont contribué à réduire la pauvreté.


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