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Violences sexuelles sur mineures en France : 675 personnes placées en détention en 1 mois après 70 000 plaintes réexaminées

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La justice française a réexaminé près de 70 000 dossiers liés à des violences sexuelles sur mineures à la demande du gouvernement. Cette opération a déjà conduit à l’incarcération de 675 personnes et à une réforme annoncée des classements de plaintes sans suite.

Une vaste opération de réexamen des affaires de pédocriminalité est en cours en France après les défaillances révélées par l’affaire Lyhanna. À la demande du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, les parquets du pays ont rouvert l’ensemble des dossiers concernés, avec une échéance fixée au 14 juillet. Les premiers résultats font état de centaines d’incarcérations et d’une forte accélération des procédures judiciaires.

Selon le bilan communiqué par la Chancellerie, 69 626 dossiers, correspondant à 85 047 plaintes, ont déjà été réexaminés sur tout le territoire. Depuis le 8 juin 2026, 675 personnes ont été placées en détention et 1 350 informations judiciaires ont été ouvertes, soit environ quatre fois plus que durant la même période l’année précédente.

Les autorités judiciaires ont également identifié plus de 1 000 dossiers prioritaires. Il s’agit des affaires dans lesquelles le suspect est connu de la justice, présente des antécédents et où la victime est encore mineure.

Le déclic

Cette mobilisation intervient après l’affaire Lyhanna, du nom de Lyhanna Rameau Bernard, une collégienne de 11 ans disparue le 29 mai 2026 à Fleurance, dans le département du Gers, avant d’être violée et assassinée. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet d’au moins cinq procédures pour violences sexuelles sur mineures. Plusieurs de ces affaires avaient pourtant été classées sans suite, suscitant une vive polémique sur le fonctionnement de la justice.

En parallèle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la préparation d’un décret destiné à renforcer le traitement de ces dossiers. Le texte imposera désormais que tout classement sans suite d’une plainte pour crime sexuel sur mineur soit expressément motivé, une mesure présentée comme une réponse aux insuffisances mises en lumière par le dossier Barella.

Les nouvelles procédures engagées devraient se poursuivre dans les prochains mois, tandis que les dossiers prioritaires feront l’objet d’un suivi renforcé par les juridictions compétentes.

Philippe G. LOKONON


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