Après le retour de 26 œuvres royales en 2021, le gouvernement béninois engage de nouvelles démarches pour récupérer 35 autres biens culturels ainsi que d’importantes archives conservés dans les collections publiques françaises. Un comité scientifique national a été installé pour conduire ce travail.
Le Bénin veut rapatrier d’autres trésors de son patrimoine conservés en France. Le gouvernement a officiellement installé, le 14 juillet 2026 à Cotonou, un Comité scientifique national chargé d’accompagner le processus de restitution de 35 biens culturels et d’importantes archives. L’initiative intervient après le vote d’une loi-cadre de restitution de biens culturels pillés par la France lors de la colonisation et ouvre une nouvelle phase de la coopération engagée entre le Bénin et la France sur cette question.
En effet, cette nouvelle demande survient après le retour de 26 œuvres royales au Bénin en 2021. Elle repose sur un dossier élaboré à partir d’éléments historiques, scientifiques, patrimoniaux et juridiques. Selon les autorités béninoises, cette requête a reçu un accueil favorable des autorités françaises, ouvrant la voie à la poursuite des discussions entre les deux pays.
Le comité installé est présidé par Alain Godonou. Il réunit six experts béninois spécialisés dans le patrimoine, l’histoire de l’art et les questions de restitution. Leur mission sera de définir la stratégie nationale, de contribuer à la mise en place de la Commission scientifique conjointe franco-béninoise, de renforcer le dossier des biens réclamés et d’apporter leur expertise tout au long du processus.
À l’occasion de leur installation, le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a rappelé les principes qui devront guider leurs travaux. Il les a invités à faire preuve de « rigueur intellectuelle, d’indépendance d’esprit, de collégialité, du sens de l’intérêt général et d’une fidélité constante à la vérité scientifique ».
Pour les autorités béninoises, cette démarche dépasse la seule récupération d’objets anciens. Elle s’inscrit dans une volonté de préserver la mémoire nationale, de mieux valoriser le patrimoine du pays et de poursuivre le dialogue scientifique avec la France afin de faire aboutir les prochaines restitutions.

