À travers une activité de sensibilisation et de dépistage sanitaire organisée le samedi 28 juin 2025 à Minnontin (Cotonou), la jeune leader Anne-Marie Awadjihè Kpoviessi, bénéficiaire du Programme d’appui à l’égalité de genre (PAEG1), engage la lutte contre les tabous entourant la santé reproductive des femmes de Tankpè, dans la commune d’Abomey-Calavi.
Briser le silence autour de la santé reproductive des femmes à Tankpè. Tel est le défi qu’a choisi de relever Anne-Marie Awadjihè, épouse Kpoviessi, à travers la mise en œuvre d’un micro-projet soutenu par le Programme d’appui à l’égalité de genre (PAEG1). L’initiative s’est concrétisée le samedi 28 juin 2025 au quartier Minnontin à Cotonou, réunissant plusieurs femmes de Tankpè, dans la commune d’Abomey-Calavi autour du thème : « Ma santé, mon droit : ensemble pour la santé des femmes à Tankpè ».
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la restitution des connaissances acquises lors de la formation en leadership politique dispensée dans le cadre du PAEG1, un programme financé par la Coopération Suisse au Bénin, exécuté par le consortium Rifonga – Wanep – Fenep, avec l’appui du gouvernement béninois.
L’activité visait à sensibiliser les femmes sur l’importance de la santé reproductive, tout en leur offrant un accès à des services médicaux gratuits. « La santé reproductive est au cœur de notre dignité, de notre force et de notre épanouissement en tant que femmes. Et pourtant, trop de maladies comme les fibromes, les myomes, les kystes ou les troubles hormonaux sont encore mal connus, mal diagnostiqués et négligés », a expliqué Anne-Marie Awadjihè dans son discours.
Elle a mis en lumière les conséquences parfois désastreuses de ces pathologies sur la santé physique, mentale, sociale et économique des femmes. D’où la nécessité, selon elle, de lever les tabous et de favoriser l’accès à une information claire et à des soins appropriés.

Un engagement salué
Présent à cette rencontre, Franck Adanmado, représentant du consortium Rifonga – Wanep – Fenep, a salué l’initiative. Il a rappelé que l’objectif du PAEG1 est de faire émerger des femmes leaders capables de porter des projets utiles à leur communauté. « Après les formations, les femmes sont appelées à initier des actions concrètes qui renforcent leur visibilité et leur positionnement politique », a-t-il précisé.
Un message appuyé par Kamar Wassangari, Secrétaire administratif du parti Les Démocrates, venu représenter sa formation politique. Il a reconnu en Anne-Marie Awadjihè une figure montante du leadership féminin : « Elle a pris un domaine qui impacte profondément la vie des femmes. Elle démontre qu’elle est prête à assumer des responsabilités. »
Diagnostic gratuit
La séance s’est poursuivie par une activité de diagnostic quantique gratuit, offrant aux participantes une évaluation globale de leur état de santé, y compris des organes liés à la reproduction.

Les femmes de Tankpè, par la voix de leur représentante, ont exprimé leur gratitude à l’initiatrice du projet, qui n’en est pas à son coup d’essai. Anne-Marie Awadjihè a déjà conduit des actions marquantes telles que la distribution de kits d’hygiène menstruelle aux jeunes filles en apprentissage et la mise en place de microcrédits pour soutenir les femmes de sa localité.
Engagée et déterminée, elle a renouvelé son vœu de poursuivre ces actions pour contribuer durablement à l’amélioration de la santé reproductive des femmes béninoises.

