Environ trois semaines après sa lettre adressée au candidat désigné Romuald Wadagni, Léon Basile Ahossi, vice-président du parti Les Démocrates, a justifié son acte dans un entretien accordé à Matin Libre TV.
C’est à la surprise générale que, le mardi 2 septembre 2025, Comlan Léon Basile Ahossi, l’un des vice-présidents du parti d’opposition Les Démocrates et député à l’Assemblée nationale, a affiché son soutien à Romuald Wadagni, candidat désigné de la mouvance pour l’élection présidentielle d’avril 2026. Quelques semaines après sa lettre ouverte qui a suscité des remous au sein de la classe politique, notamment du côté des opposants, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale est revenu sur les motivations de son acte dans un entretien accordé à Matin Libre TV.
Dans son intervention, le parlementaire a reconnu la paternité de la correspondance ayant circulé au lendemain de la désignation par les partis politiques de la majorité présidentielle du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, comme dauphin de Patrice Talon pour le scrutin présidentiel d’avril 2026. « La lettre est signée Comlan Léon Ahossi, c’est moi qui l’ai signée, peut-être par naïveté politique, peut-être aussi par pure conviction et par confiance », a-t-il déclaré.
Un choix de cœur
Selon lui, c’est le ministre d’État en personne qui est venu lui annoncer sa désignation comme candidat par le chef de l’État Patrice Talon. « Le ministre Romuald Wadagni est allé me voir à mon domicile (…) il est allé me dire, voilà, le chef de l’État a porté son choix sur moi, mon père ne vit plus, vous êtes comme mon père. Je suis venu chercher votre bénédiction », a-t-il affirmé.
En réponse à cette demande de “son fils”, Basile Ahossi a indiqué avoir mené des démarches particulières auprès de sa famille politique en vue de répondre favorablement à la doléance de son protégé. « Le ministre Romuald Wadagni et moi avons des accointances particulières, mais qui n’ont pas pu nous réunir en politique. (…) Je suis allé voir le président du parti Les Démocrates (Thomas Boni Yayi, Ndlr). Je lui ai dit, je suis confronté à tel problème. Et après ma discussion avec le président du parti, il m’a dit vas-y », a-t-il rapporté.
Un choix politique, mais aussi de cœur pour l’homme qui, depuis 2007, a rejoint le rang de l’opposition et qui, au soir de sa carrière, pourrait basculer dans le camp opposé si “son fils”, Romuald Wadagni, venait à briguer la magistrature suprême en 2026.

