La désignation de Romuald Wadagni, ministre de l’Économie et des Finances, comme candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection de 2026, suscite de vives réactions sur la scène politique béninoise. L’opposition, notamment le parti Les Démocrates dirigé par Boni Yayi, dénonce un choix annonciateur de « continuité dans la misère sociale ».
Eugène Azatassou, vice-président de Les Démocrates, n’a pas mâché ses mots au micro de RFI. « Avec Wadagni, la politique inhumaine sur le plan social va se poursuivre. Ce choix confirme que la misère sera au rendez-vous », a-t-il déclaré. Selon lui, la gestion actuelle des finances publiques profite avant tout à une minorité, sous couvert de grandes infrastructures. « C’est l’oligarchie qui s’enrichit pendant que le peuple s’appauvrit », a-t-il accusé.
Pour Azatassou, la candidature de Wadagni clarifie désormais les intentions de la mouvance présidentielle : prolonger une gouvernance qu’il juge défavorable aux plus vulnérables. « Le peuple béninois sait désormais à quoi s’en tenir », a-t-il conclu.

