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Préservation des valeurs humanitaires en période de guerre en Afrique : une trentaine de commandants d’unités militaires et leurs conseillers juridiques outillés à Cotonou

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Alors qu’une guerre asymétrique se déroule contre le terrorisme dans plusieurs pays africains, une trentaine d’officiers militaires africains et leurs conseillers juridiques se sont réunis à Cotonou cette semaine pour réfléchir aux mécanismes de renforcement de l’application du principe de préservation des valeurs humanitaires en période de guerre. C’était lors d’un colloque international organisé par le ministère béninois en charge de la Défense nationale, en collaboration avec les États-Unis d’Amérique.

« Doter les officiers africains d’outils juridiques et opérationnels permettant de maintenir l’équilibre entre efficacité militaire et respect des normes humanitaires. » Tel est l’objectif autour duquel une trentaine de pays, représentés par des commandants d’unités militaires et leurs conseillers juridiques, se sont retrouvés à Cotonou cette semaine dans le cadre d’un colloque international organisé par le ministère de la Défense du Bénin en partenariat avec les États-Unis.

Pour Franck Béhanzin, conseiller juridique du ministère de la Défense du Bénin, ce colloque a permis de « comprendre la nécessité de respecter les défis du droit international humanitaire et des droits de l’homme, connaître les déviances qui pourraient survenir et former le militaire sur les défis contemporains du droit et des opérations militaires. »

Le rendez-vous, qui a rassemblé des universitaires et juristes de haut niveau, intervient dans un contexte de menace sécuritaire liée au terrorisme, où une guerre asymétrique se mène dans plusieurs pays africains contre des forces du mal qui ont tendance à se dissimuler dans les populations, compliquant ainsi le respect du droit international humanitaire par les forces armées nationales. Selon Juste Ndanou Mauriac, officier supérieur venu de la République du Congo, « la distinction [entre le terroriste et le civil] n’est pas facile à faire. Il faut distinguer le militaire du civil, c’est la première règle, mais aussi distinguer les objectifs militaires des biens civils. »

Le major général Charles Walker, chef de la Garde nationale aérienne, représentant le partenaire américain à ce colloque, a affirmé au micro de RFI que Washington « soutiendra toujours la coopération dans les sujets d’intérêt partagé. »

Philippe G. LOKONON


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