Lors d’un échange avec des étudiants à Abomey-Calavi, le président du parti Moele-Bénin dénonce l’autoritarisme ambiant et le manque de cohésion sociale.
Dans sa quête d’édification d’un véritable État-nation, le Bénin fait face à plusieurs défis internes. C’est le constat posé par Jacques Ayadji, président du parti Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), lors d’un échange participatif tenu le samedi 5 juillet 2025 à Abomey-Calavi, entre le bureau politique national du parti et la jeunesse estudiantine.
Devant un auditoire attentif composé d’étudiants venus en nombre, Jacques Ayadji a invité la jeunesse béninoise à s’approprier les valeurs fondamentales de tolérance, d’écoute et de solidarité, indispensables à la construction d’une véritable nation. Selon lui, le Bénin souffre d’un déficit de dialogue et de compréhension mutuelle entre ses citoyens : « Ce qui nous arrive au Bénin, c’est qu’on ne s’écoute pas. Quand nous prenons la parole, sur cent personnes, il n’y en a que dix qui écoutent réellement pour se forger une opinion », a-t-il regretté.
Il déplore par ailleurs une forme d’autoritarisme diffus dans la société béninoise. « Nous sommes tous au Bénin des dictateurs et ce n’est pas bien », a martelé celui qui est aussi ministre-conseiller du gouvernement.
Jacques Ayadji a aussi pointé du doigt l’individualisme grandissant qui gangrène les rapports sociaux. À ses yeux, l’unité nationale reste un idéal à atteindre : « Nous sommes un pays depuis 1960, mais jusqu’à date, nous n’avons pas encore réussi à être une nation », a-t-il souligné.
Son parti entend faire de la promotion des valeurs républicaines, de la cohésion sociale et de l’employabilité des jeunes les piliers de son projet de société.

