La XVIe Assemblée plénière de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales de la Francophonie (COING) s’est achevée ce mardi 29 septembre 2026 à Cotonou avec l’adoption des orientations de la nouvelle mandature, de la Déclaration ainsi que de l’Appel de Cotonou en faveur de la paix. Un nouveau bureau a également été élu pour conduire l’organisation au cours de la période 2026-2029.
Réunis depuis lundi 28 septembre dans la capitale économique du Bénin, les représentants de la société civile francophone ont consacré leurs travaux à la définition des priorités de la prochaine mandature de la COING et à la préparation de la contribution des organisations accréditées auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) au XXe Sommet de la Francophonie, prévu en novembre au Cambodge.
La deuxième journée a été consacrée à la restitution des travaux des différents ateliers et à l’adoption des principales orientations. La synthèse présentée par Claude Vivier Le Got, vice-présidente de la COING, a fait ressortir plusieurs priorités issues des six ateliers consacrés à la paix, à la démocratie et aux droits humains, à la diversité culturelle, à l’éducation et à l’employabilité, au numérique et au développement durable, aux enjeux globaux ainsi qu’à la gouvernance.
Synthèse des travaux
Les travaux ont notamment retenu le renforcement du rôle de la société civile dans l’espace francophone, la promotion des langues maternelles et de la diversité culturelle, ainsi que des actions en faveur de l’éducation, du numérique et de la solidarité internationale.
Sur le plan institutionnel, les participants ont retenu l’actualisation de la base de données des ONG accréditées ainsi que la mise en place d’un outil de service destiné à accompagner les organisations. L’ensemble de ces orientations est porté par l’« Appel de Cotonou », placé sous le signe de la paix.
Orientations adoptées
Les résultats adoptés à Cotonou doivent désormais dépasser le cadre de l’Assemblée. Ils sont appelés à alimenter la contribution de la société civile francophone aux prochains travaux de l’organisation et au XXe Sommet de la Francophonie.
Le président de la COING, Claude Musavyi, a insisté sur cette nécessité au moment de la clôture. « Les recommandations adoptées ici (…) doivent être un point de départ pour agir davantage ensemble, rapprocher nos institutions de nos territoires et renforcer l’impact de nos organisations », a-t-il déclaré.
Société civile et paix
De son côté, l’administratrice de l’OIF, Caroline Saint-Hilaire, a souligné le rôle de la société civile dans la construction de la paix. « La construction de la paix ne peut reposer sur la seule action institutionnelle. Elle suppose également des sociétés capables de maintenir les espaces de dialogue et de retisser des liens », a-t-elle affirmé.
Caroline Saint-Hilaire a également insisté sur l’autonomie de la nouvelle gouvernance de la COING et sur la nature de sa relation avec l’OIF. « Votre gouvernance, votre organisation, votre parole et votre capacité d’initiative vous appartiennent. Mais l’OIF sera à vos côtés. Elle continuera de vous accompagner et de dialoguer avec vous, mais elle n’agira pas à votre place », a-t-elle déclaré.
La nouvelle gouvernance de la COING devra désormais assurer le suivi des orientations adoptées à Cotonou et leur traduction en actions au cours de la nouvelle mandature.

L’Appel de Cotonou
La clôture de l’Assemblée a également permis au Bénin de réaffirmer son intérêt pour les conclusions issues des travaux de la société civile francophone. Le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Franck Armel Afoukou, a salué la portée des documents adoptés au terme des deux journées.
« Si nos travaux s’achèvent aujourd’hui, les ambitions qu’ils portent se poursuivront bien au-delà de cette Assemblée. La déclaration et l’appel de Cotonou constituent des références importantes pour guider l’action collective dans notre espace francophone », a-t-il déclaré.
Le représentant du ministère des Affaires étrangères a également appelé à donner une suite aux recommandations formulées à Cotonou. « L’appel de Cotonou doit maintenant trouver un écho favorable auprès des décideurs de l’espace francophone et contribuer à nourrir les réflexions comme les actions futures de notre communauté », a-t-il conclu.

