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Études universitaires en France 2026 : ce que parents et futurs étudiants africains doivent savoir sur les frais d’inscription, le logement et le visa

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Étudier en France coûte désormais près de deux fois plus cher pour les étudiants venus de pays hors Union européenne, en majorité originaires d’Afrique, que pour leurs camarades français. C’est ce que révèle une enquête annuelle de l’Union nationale des étudiants de France publiée ce lundi 17 août 2026.

Pour un parent béninois, ivoirien ou sénégalais qui prépare le départ d’un enfant vers une université française, la facture s’annonce plus lourde que jamais. Selon le rapport 2026 de l’Union nationale des étudiants de France, principal syndicat étudiant du pays, les étudiants extracommunautaires doivent désormais assumer un reste à charge mensuel moyen de 2 160,14 euros. Sur la base du taux de change en vigueur ce lundi, quasiment fixe à 655,96 francs CFA pour un euro, ce montant représente environ 1 417 000 francs CFA.

Un étudiant français, s’en sort, quant à lui, avec 1 300 euros par mois, environ 853 000 francs CFA. Le syndicat attribue cet écart à la suppression des aides personnalisées au logement pour une partie des étudiants étrangers hors Union européenne depuis cet été, ainsi qu’à des frais d’inscription différenciés qui ne concernent que les extracommunautaires.

Des droits d’inscription universitaires en hausse

Dans les universités publiques, les étudiants extracommunautaires paient des droits différenciés depuis plusieurs années déjà. Le rapport de l’UNEF chiffre ces frais à 2 850 euros par an en Licence, environ 1 869 000 francs CFA, et à 3 879 euros par an en Master, environ 2 544 000 francs CFA. Ces montants s’ajoutent au loyer, à la nourriture et aux transports, dans des villes universitaires où le coût de la vie ne cesse de grimper.

Des aides au logement supprimées

Jusque-là, l’aide personnalisée au logement permettait à beaucoup d’étudiants étrangers d’alléger leur loyer. Depuis cet été, cette aide est révisée ou supprimée pour certains profils d’étudiants hors Union européenne, selon l’UNEF. Pour des familles africaines qui financent déjà des frais de scolarité majorés, cette suppression retire un coup de main précieux qui pesait directement sur le budget logement.

Un visa étudiant plus difficile à obtenir

Le visa de long séjour valant titre de séjour, obligatoire pour tout étudiant étranger hors Union européenne, impose de justifier de ressources financières mensuelles minimales. Ce seuil, fixé par le gouvernement français est passé de 615 euros à 877,50 euros par mois, soit environ 403 000 francs CFA contre désormais près de 576 000 francs CFA. Ce montant correspond à 47 % du Smic brut français. Pour un candidat au départ depuis Cotonou, Abidjan ou Dakar, prouver cette capacité financière devient un obstacle supplémentaire avant même d’obtenir une place à l’université.

Manon Moret, secrétaire générale de l’Unef, résume cette situation auprès de l’AFP : « Ces chiffres catastrophiques cachent des vies d’étudiants qui doivent travailler en parallèle ou abandonner leurs études parce qu’ils n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins. »

Les ressortissants des pays d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne composent la grande majorité des étudiants extracommunautaires sur les campus français. Ce sont eux qui, les premiers, devront absorber ce surcoût à quelques semaines de la rentrée universitaire 2026.

Philippe G. LOKONON


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