Les accords de financement du projet IPP50 ont été signés à Cotonou, ce jeudi 29 octobre 2026. Premier projet solaire du Bénin porté par un producteur indépendant d’électricité, il doit renforcer l’autonomie énergétique du pays.
Pour un coût global de 45 millions d’euros, soit environ 29,5 milliards FCFA, quatre centrales photovoltaïques d’une capacité cumulée d’environ 62 mégawatts-crête seront construites à Natitingou, Djougou, Parakou et Bohicon. Les accords ont été signés dans l’après-midi de ce jeudi 26 octobre, au ministère en charge de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette, en présence du ministre délégué Hugues Oscar Lokossou. Ils prévoient un financement de 30 millions d’euros, soit environ 19,7 milliards FCFA, mobilisé avec le concours d’Axian, de la Caisse des dépôts et consignations du Bénin (CDC-Bénin), de la Société financière internationale (IFC) et de Proparco.
Lancé en 2019 à l’initiative du Gouvernement béninois, le projet a traversé la pandémie de Covid-19, une forte hausse des coûts et le retrait de son premier sponsor. IFC et Proparco ont travaillé ensemble pendant plus de six ans sur ce dossier, jusqu’à l’arrivée d’Axian Energy, qui lui a donné un nouvel élan. Pour la directrice régionale d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest, Nathalie Kouassi Akon, rien de tout cela n’a eu raison du projet « d’abord grâce à la ténacité des autorités béninoises ».

Renforcement du Pacte national de l’énergie
Une fois en service, les quatre centrales fourniront de l’électricité propre à environ 383 000 personnes et réduiront la dépendance du Bénin à l’électricité importée. Leur mise en service commerciale est prévue au premier trimestre 2028, et le projet devrait éviter environ 62 000 tonnes d’émissions de CO₂ par an.
Ces centrales doivent aussi contribuer au Pacte national de l’énergie, qui vise d’ici 2030 un taux d’électrification d’au moins 70 % et une part de 30 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité. Nathalie Kouassi Akon y voit plus qu’un chantier. « Aujourd’hui, nous ne signons pas simplement des accords de financement. Nous faisons un choix pour l’avenir », a-t-elle déclaré, en parlant d’un Bénin plus autonome sur le plan énergétique et d’une porte ouverte à d’autres investissements privés dans les énergies renouvelables.

