L’école béninoise doit davantage préparer les jeunes à l’emploi et à l’insertion professionnelle. Pour Noël Chadaré, cela passe notamment par une meilleure orientation vers les enseignements technique et agricole, ainsi que par des équipements adaptés aux formations proposées.
Au-delà de l’amélioration des résultats scolaires, Noël Chadaré estime que l’école béninoise doit mieux préparer les jeunes à leur insertion professionnelle. Le syndicaliste appelle notamment à renforcer l’enseignement technique et agricole, avec des formations et des équipements davantage adaptés aux besoins du marché du travail.
La qualité des résultats scolaires reste, selon lui, l’un des principaux défis de l’année 2026-2027. Invité jeudi 17 septembre 2026 dans l’émission « Matin Libre Politique », Noël Chadaré a salué les efforts des enseignants tout en appelant à poursuivre le travail sur les performances des apprenants. « Les défis, c’est les résultats », a-t-il résumé, avant d’élargir la réflexion à la finalité même du système éducatif.
Des formations plus proches de l’emploi
Pour le syndicaliste, l’école ne doit pas seulement conduire les élèves à l’obtention de diplômes. Elle doit aussi leur donner des compétences leur permettant de trouver leur place dans le monde professionnel. « Comment faire pour que l’école cesse de fabriquer des chômeurs ? », a-t-il lancé.
Cette question l’amène à insister sur la place de l’enseignement technique et agricole. Noël Chadaré estime que davantage de jeunes doivent pouvoir s’orienter vers ces filières, à condition que les établissements disposent des moyens nécessaires pour assurer une formation réellement pratique. « Il faut que nos plateaux techniques soient à la hauteur », a-t-il déclaré, en évoquant notamment les équipements nécessaires dans les établissements de formation.

Des équipements à la hauteur
Pour lui, la modernisation de ces filières ne peut pas se limiter à l’ouverture de formations. Elle suppose des équipements adaptés, des enseignants suffisamment formés et des contenus qui correspondent aux métiers recherchés. « Si vous envoyez les enfants dans les écoles techniques et que vous n’avez pas les équipements, qu’est-ce qu’ils vont apprendre ? », s’est-il interrogé.
Le même raisonnement vaut pour la formation agricole. Noël Chadaré souhaite que les jeunes puissent trouver dans ces filières des formations directement utiles à leur environnement économique et aux possibilités d’emploi.
Il estime également que cette orientation demande des investissements importants. Les pouvoirs publics doivent, selon lui, consacrer des moyens à l’équipement des établissements, à la formation des enseignants et au recrutement des personnels nécessaires.
Pour Noël Chadaré, l’enjeu dépasse donc la seule rentrée scolaire. Il s’agit de rapprocher davantage les formations proposées des réalités économiques et des emplois disponibles.
La réussite de l’école, à ses yeux, ne se mesure ainsi pas uniquement au nombre d’élèves admis aux examens. Elle se mesure aussi à leur capacité à poursuivre une formation adaptée, à accéder à un emploi ou à créer une activité à l’issue de leur parcours.

