La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a condamné Shadrac Houngnigbo à 24 mois de prison ferme et à une amende de cinq millions de francs CFA pour diffusion de fausses informations et harcèlement en ligne.
Shadrac Houngnigbo a été condamné à deux ans de prison ferme par la CRIET, avec une amende fixée à cinq millions de francs CFA. Proche de Kémi Seba et coordonnateur national de l’ONG Urgences Panafricanistes, il était poursuivi pour diffusion de fausses informations et harcèlement via un système électronique. Il a plaidé non coupable tout au long de la procédure.
Selon Bip radio, l’affaire trouve son origine dans une vidéo publiée en ligne. Dans cette intervention, le prévenu évoquait une supposée expropriation de propriétaires terriens à Togbin, impliquant une société d’État.
Pour le ministère public, ces informations étaient inexactes et visaient à influencer l’opinion publique. Le parquet a également relevé l’absence de preuves pour soutenir les accusations avancées dans la vidéo.
De son côté, Shadrac Houngnigbo a affirmé que des habitants de la zone avaient été expropriés sans indemnisation. Un argument que la cour n’a pas retenu, faute d’éléments probants.
Le parquet avait requis deux ans de prison et une amende d’un million de francs CFA. La juridiction a finalement alourdi la sanction financière, la portant à cinq millions de francs CFA.
La cour a aussi ordonné la confiscation des objets saisis. Les avocats de la défense avaient demandé la relaxe pure et simple de leur client.

