Réunis à Cotonou du 27 au 28 septembre 2025, les experts et décideurs du secteur de la nutrition venus de plusieurs pays africains ont adopté la Déclaration de Cotonou.
Pendant deux jours, Cotonou a été la capitale africaine de la nutrition. Du 27 au 28 septembre 2025, décideurs publics, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, ONG, secteur privé, universitaires et leaders communautaires se sont retrouvés pour réfléchir à l’avenir nutritionnel du continent.
Au terme de la première journée, le 27 septembre, les participants ont adopté la Déclaration de Cotonou sur la promotion de la nutrition en Afrique. Un texte lu par Alain Hinkati, directeur général de l’Agence nationale de l’alimentation et de la nutrition (ANAN), qui insiste sur l’urgence d’investir dans les 1 000 premiers jours de vie des enfants.
« Nous nous engageons collectivement à soutenir les pays dans la mise en œuvre des interventions de supplémentation nutritionnelle des enfants dans les 1 000 premiers jours, en garantissant des ressources financières durables et une mise en œuvre efficace », a déclaré Alain Hinkati au nom des participants.
La Déclaration s’inscrit dans la droite ligne de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui ambitionne l’éradication de la faim et de toutes les formes de malnutrition sur le continent.
Des engagements
Les acteurs présents à Cotonou ont rappelé que l’Afrique dispose déjà de nombreux plans et stratégies, mais que l’heure est venue de « transformer les engagements en actions concrètes et mesurables ». Ils en appellent ainsi aux gouvernements africains et à leurs partenaires pour faire de la nutrition « le socle du bien-être, de l’équité et de la prospérité des générations présentes et futures ».
En repartant de la capitale économique béninoise, le 28 septembre, experts et décideurs affichent une ambition : construire « une Afrique sans faim ni malnutrition ».

