Suite au décès d’une femme en couche au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (CHUD-Ouémé) et un témoignage attribué à son mari évoquant des fautes professionnelles, le gouvernement a annoncé son implication dans l’affaire pour que lumière soit faite sur ce dossier et des responsabilités éventuelles situées. C’était en marge du Conseil des ministres tenu ce mercredi 28 janvier 2026.
Le gouvernement béninois s’est exprimé sur le décès d’une femme survenu après un accouchement au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (CHUD-Ouémé). La question a été évoquée en marge du Conseil des ministres de ce mercredi 28 janvier 2026, a indiqué le Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji.
Selon lui, l’alerte est rapidement remontée au sommet de l’État. « Très vite le chef de l’État a été informé », a-t-il déclaré, précisant que le ministre de la Santé « a appris la situation à bras le corps ». Une enquête administrative a été aussitôt engagée, et le ministre s’est rendu sur les lieux pour échanger avec les responsables du centre hospitalier « afin de situer les responsabilités ».
Le Conseil des ministres a permis au gouvernement de « partager la douleur de la famille éplorée ». Le chef de l’État a donné des instructions claires pour la suite du dossier. « Le chef de l’État a instruit formellement afin que les enquêtes qui sont en cours, qu’elles soient administratives ou judiciaires, se fassent de façon rigoureuse », a affirmé Wilfried Léandre Houngbédji.
L’objectif, insiste-t-il, est d’aboutir à des conclusions sans complaisance. « S’il y a des gens qui doivent répondre de négligence ou de faute professionnelle, que cela soit le cas, parce qu’on a perdu une vie », a-t-il souligné. Et de rassurer l’opinion publique : « Le sujet est connu, il est pris en charge (…) et les enquêtes nous situeront objectivement sur ce qui s’est effectivement passé ce jour-là au CHUD-O. »
Les faits
Selon un témoignage attribué à l’époux de la défunte et circulant sur les réseaux sociaux, la femme avait été admise au CHUD-Ouémé pour un accouchement par césarienne. Mais elle aurait trouvé la mort suite à des dysfonctionnements dans le suivi médical.
À la suite de ces révélations, la direction de l’hôpital a annoncé l’ouverture d’une enquête interne. De son côté, l’Ordre national des médecins du Bénin a réagi et appelé à la retenue et au respect des procédures en cours, en attendant les conclusions officielles.

