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Cancer du col de l’utérus au Bénin : 5 femmes diagnostiquées et jusqu’à 2 décès chaque jour, alerte du Pr Freddy Gnagnon

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Au Bénin, le cancer du col de l’utérus demeure l’un des plus grands dangers pour la santé des femmes. Selon l’OMS, cinq femmes sont diagnostiquées quotidiennement, et une à deux en meurent chaque jour. Une situation alarmante que le Pr Freddy Gnagnon, chirurgien cancérologue, analyse en profondeur dans une interview accordée à Bip radio.

« Après le cancer du sein, ce qui tue le plus les femmes béninoises, c’est le cancer du col de l’utérus », rappelle d’emblée le Pr Freddy Gnagnon. Les chiffres sont sans appel : chaque jour, selon l’OMS, 5 femmes béninoises se font diagnostiquer et jusqu’à deux perdent la vie. Pour le spécialiste, le pays fait face à une crise sanitaire silencieuse mais dévastatrice.

L’expert décrit le cancer du col de l’utérus comme « une maladie affreuse, qui va faire souffrir la femme pendant de longues années et finalement aboutir à sa mort ». Le caractère tardif du diagnostic reste l’un des principaux obstacles.

Une maladie silencieuse…

Le cancer du col de l’utérus est principalement causé par une infection persistante au papillomavirus humain (HPV), « l’infection sexuellement transmissible la plus fréquente au monde », rappelle le Pr Gnagnon. Sa progression silencieuse la rend particulièrement dangereuse.

Lorsque les symptômes apparaissent, notamment des saignements en dehors des règles, la maladie est souvent déjà avancée. « Vous voyez des femmes, parfois jeunes, qui vont saigner des quantités très importantes de sang pendant toute la journée, jusqu’à être anémiées et jusqu’à en mourir », confie-t-il.

Une étude menée dans les maternités spécialisées du Bénin a révélé que 10 % des cas diagnostiqués le sont à un stade où les chances de guérison sont extrêmement faibles. « Lorsque le cancer du col de l’utérus est découvert très précocement, il se guérit en quelques minutes avec une intervention très facile qui peut être réalisée par vos sages-femmes », assure le Pr Gnagnon.

À l’inverse, une détection tardive implique des traitements lourds, coûteux, et avec très peu de chances de réussite. « Lorsque le cancer est découvert tardivement, le traitement coûte très cher… et les probabilités de guérir deviennent très faibles », déplore le spécialiste.

C’est pour cette raison que le chirurgien cancérologue lance un appel : « C’est à vous de faire le choix entre la vie et des complications très graves ».


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