Face à la presse nationale, jeudi 18 décembre 2025, le président Patrice Talon a justifié l’élargissement du mandat présidentiel prévu dans la révision constitutionnelle.
Le président de la République s’est exprimé pour la première fois sur la nouvelle durée du mandat présidentiel, portée de cinq à sept ans renouvelables une seule fois, dans la réforme constitutionnelle récemment votée par le Parlement et validée par la Cour constitutionnelle.
Au lendemain de la promulgation de cette législation modificative de la Constitution du 11 décembre 1990, le président Patrice Talon a soutenu, lors d’une rencontre avec la presse nationale jeudi 18 décembre, que ce changement s’inscrit dans une logique d’efficacité et de réalisme. « Donner 7 ans à un régime est un temps moyen suffisant pour avoir des résultats », a-t-il affirmé, estimant que les réalités locales imposent une adaptation des règles.
Il juge inopportun de se calquer systématiquement sur les modèles étrangers : « Si nous passons notre temps à imiter, à copier les autres, nous n’allons jamais réussir à faire ce qu’ils ont fait dans le passé quand les conditions étaient différentes. »
Pour l’actuel locataire du palais de la Marina, le temps est un facteur déterminant pour la construction d’un État. « Quand le temps est court, il ne permet ni aux mauvais [président, Ndlr] de faire quelque chose ni aux bons de faire quelque chose », a-t-il déclaré. À l’inverse, « quand le temps est long, suffisant, celui qui est bon fera quelque chose. Celui qui n’est pas bon ne fera rien, mais ça ne change rien pour celui qui est mauvais. »
Face aux critiques, il insiste : « Il ne faut pas qu’à cause de [ceux qui sont mauvais, Ndlr], on vote une disposition qui empêche ceux qui sont bons de faire de bonnes choses. »
En dehors de l’augmentation de la durée des mandats, présidentiel, législatif et municipal, le texte prévoit également la création et l’installation d’un Sénat, un nouvel organe dans la sphère institutionnelle nationale.

