Akrake Petroleum, filiale de l’entreprise énergétique Rex International Holding a annoncé avoir identifié près de 950 millions de barils de pétrole sur le champ de Sèmè, au large des côtes du Bénin. Une découverte pétrolière qui vient relancer les espoirs du bassin offshore béninois.
Le gisement pétrolier offshore de Sèmè, longtemps resté en sommeil, fait l’objet d’une nouvelle découverte. À travers sa filiale Akrake Petroleum, Rex International Holding, une entreprise énergétique basée à Singapour a annoncé la mise en évidence d’« environ 950 millions de barils de pétrole en place » sur ce bassin historique.
Cette annonce fait suite aux résultats du forage du puits AK-2H, réalisé sur le champ après plus de deux décennies d’inactivité. Le puits a traversé « 1 405 mètres de réservoir », dont « près de 950 mètres de grès saturés en hydrocarbures », selon les informations communiquées.
Les travaux ont été menés à l’aide de technologies de pointe, permettant de cibler uniquement les zones pétrolifères. Cette approche a contribué à limiter les risques techniques et à améliorer la qualité des données collectées.
Selon Sika Finance, les premières analyses pétrophysiques sont jugées positives. Elles révèlent « une porosité supérieure à 19 % » et « une saturation en huile excédant 70 % », des paramètres généralement associés à un potentiel commercial solide. Des résultats qui suggèrent que les limites du champ avaient été sous-estimées par le passé, principalement pour des raisons technologiques.
Dans le cadre du redéveloppement du champ, des vannes de contrôle d’afflux autonomes (AICV) ont été intégrées aux puits afin de mieux gérer la production d’eau et de sable. Une pompe électrique submersible (ESP) est également en cours d’installation pour améliorer les débits.
En surface, les travaux avancent avec l’achèvement prochain de l’unité mobile de production offshore (MOPU) et de l’unité flottante de stockage et de déchargement (FSO). Ces installations devraient permettre une reprise effective de la production.
Selon les estimations, la phase 1 du projet pourrait atteindre une production initiale comprise entre « 15 000 et 16 000 barils par jour ». Le projet est conduit dans le cadre d’un contrat de partage de production, avec une répartition de 76 % pour Rex, 15 % pour l’État béninois et 9 % pour Octogone Trading.
Les retombées attendues concernent notamment l’approvisionnement énergétique du pays, l’augmentation des recettes fiscales et d’exportation, la création d’emplois et le développement de la chaîne de valeur locale.
Mis en production en 1982, le champ de Sèmè avait produit environ 22 millions de barils de pétrole jusqu’en 1998, avant l’arrêt de son exploitation.

