La Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) continue de faire école en Afrique de l’Ouest. Le mardi 5 août 2025, une importante délégation gouvernementale ghanéenne, conduite par le directeur de cabinet du président John Dramani Mahama, a effectué une visite d’immersion sur le site.
Glo-Djigbé, nouvelle vitrine industrielle de l’Afrique de l’Ouest ? C’est ce que semblent penser les autorités ghanéennes. En quête de solutions concrètes pour impulser l’industrialisation de leur pays, elles se sont tournées vers le Bénin, dont le modèle séduit de plus en plus au-delà des frontières.
Conduite par Julius Debrah, directeur de cabinet du président ghanéen John Dramani Mahama, la délégation était composée du ministre de l’Intérieur, Muntaka Mubarak, de la ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture, Honorable Elizabeth Ofoshu-Adjare, du vice-ministre de la Défense, Brogya Genfi, du directeur général de TDC Ghana, Curage Kweku Makafui Nunekpeku, du directeur général du Ghana Investment Promotion Council, Simon Madjie, ainsi que des représentants de l’initiative « 24 Hour Economy ».
Un modèle à suivre
Selon une source de la Présidence béninoise, « l’objectif de ce déplacement est de s’inspirer du modèle de la GDIZ et de constater de visu les progrès remarquables de ce hub économique en pleine expansion ». Et pour cause, la GDIZ, érigée en Zone économique spéciale par le gouvernement béninois, incarne aujourd’hui une politique audacieuse de transformation des matières premières locales, notamment dans les secteurs agroalimentaire et textile.
En quelques années, cette zone a su attirer investisseurs et partenaires stratégiques, tout en favorisant la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, la montée en compétences de la main-d’œuvre locale et l’augmentation des exportations à forte valeur ajoutée.
Le Ghana n’est pas le seul à lorgner vers Glo-Djigbé. Le Niger, le Nigeria et plusieurs organisations internationales ont déjà foulé le sol béninois pour s’imprégner de cette réussite.

