Cotonou accueille, depuis lundi 29 septembre 2025 et jusqu’au vendredi 3 octobre, la Semaine africaine de l’arbitrage, de la justice et de l’information commerciale. Les acteurs de la justice venus du continent y réfléchissent sur les mécanismes de modernisation de la justice à l’ère du numérique.
Depuis lundi 29 septembre, les projecteurs sont tournés vers Cotonou, la capitale économique du Bénin, qui offre l’hospitalité aux acteurs africains de la justice dans le cadre de la Semaine africaine de l’arbitrage, de la justice et de l’information commerciale. L’événement, qui en est à sa première édition, est organisé par la Cour commune de justice et d’arbitrage et l’École régionale supérieure de la magistrature, avec l’appui institutionnel du Secrétariat permanent de l’OHADA et le soutien financier du gouvernement du Bénin.
Placée sous le thème : « La Cour commune de justice et d’arbitrage au cœur du dialogue des juges de l’espace OHADA », la SAAJIC offre aux présidents d’institutions de la République, hauts magistrats, procureurs, praticiens du droit, opérateurs économiques, partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux représentants du corps diplomatique accrédité et venus de divers pays africains, un espace d’échanges autour « des mécanismes alternatifs de règlement des différends, des réformes judiciaires et de l’amélioration du climat des affaires ».
Les panels et communications porteront notamment sur des thématiques spécifiques telles que l’arbitrage, la médiation, la digitalisation des procédures judiciaires ainsi que la transparence de l’information commerciale. Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Détchénou, a insisté sur la nécessité de renforcer la crédibilité des institutions judiciaires et de promouvoir des solutions rapides, équitables et efficaces aux litiges commerciaux.
Cette première édition de la Semaine africaine de l’arbitrage, de la justice et de l’information commerciale (SAAJIC) permettra, au-delà des échanges techniques, de favoriser les brassages entre magistrats, avocats, chefs d’entreprise et universitaires, afin de renforcer la coopération entre les pays africains pour une justice sûre et orientée vers le développement durable du continent.

