La Police républicaine remet en garde les usagers de la route dans le département de l’Ouémé et sur l’étendue du territoire national contre plusieurs infractions fréquemment observées en circulation. Modification illégale de véhicules, coups de klaxon répétés aux feux tricolores, mauvais stationnement ou non-respect des feux font partie des comportements passibles de sanctions.
Un Tokpa-Tokpa rallongé pour embarquer davantage de marchandises, des coups de klaxon avant même que le feu passe au vert ou encore un véhicule mal garé… Ces comportements, souvent considérés comme anodins par certains conducteurs, peuvent pourtant entraîner des sanctions. Dans un extrait vidéo largement relayé sur les réseaux sociaux, le commissaire divisionnaire de police et Directeur départemental de la Police républicaine (DDPR) de l’Ouémé, Dieudonné Djaho, rappelle les principales infractions constatées sur les routes et les règles que les usagers doivent respecter.
Le responsable de la Police républicaine s’est notamment arrêté sur le cas des véhicules modifiés sans autorisation. Selon lui, certains propriétaires de J9 ou de Tokpa-Tokpa font découper et rallonger la carrosserie afin de charger plus de marchandises.
« Il y a des véhicules que les gens transforment de façon frauduleuse sans autorisation. Ils achètent les véhicules, je prends l’exemple des J9 ou des Tokpa Tokpa, puis vont chez les soudeurs pour couper la carrosserie et l’agrandir afin de pouvoir prendre plus de marchandise. C’est ce que nous appelons la transformation frauduleuse de gabarit », explique Dieudonné Djaho.
Une telle modification expose le propriétaire à une contravention de 500 000 francs CFA. Le commissaire divisionnaire précise que le véhicule devra ensuite être remis dans son état conforme. À défaut, il pourra être verbalisé à chaque nouveau contrôle. « Une fois verbalisé, le conducteur doit mettre son véhicule aux normes. S’il ne le fait pas, nous continuerons à le verbaliser à chaque contrôle, jusqu’à ce qu’il se conforme », prévient-il.
Autre habitude dans le viseur de la Police républicaine : les coups de klaxon répétés aux feux tricolores. Le DDPR relève que certains conducteurs commencent à klaxonner lorsqu’il ne reste que quelques secondes avant le passage au vert, mettant la pression sur ceux qui attendent devant eux.
« Selon les textes, klaxonner de façon intempestive constitue également une infraction », rappelle-t-il. Il invite les usagers à ne pas utiliser leur avertisseur sonore pour importuner les autres conducteurs.
Le commissaire divisionnaire de police est aussi revenu sur les règles de stationnement. Il rappelle qu’un véhicule ne doit pas rester garé avec les roues à moitié sur la chaussée et à moitié sur le trottoir. Le conducteur doit se ranger complètement sur le côté afin de laisser la voie libre à la circulation.
S’agissant des feux tricolores, Dieudonné Djaho indique que la Police républicaine a d’abord privilégié la sensibilisation avant de passer à la répression. Malgré cela, des conducteurs continuent de franchir les feux sans respecter la signalisation.
Plus d’argent remis aux policiers
Enfin, le DDPR insiste sur la procédure de paiement des contraventions. « En cas d’infraction, le paiement se fait par le système Securoute : il n’y a plus d’argent remis directement à un policier. Aucune transaction financière ne se fait dans un commissariat ou sur un axe routier. Même les frais de fourrière sont payés sur un numéro dédié au Trésor », rappelle-t-il.
La Police républicaine invite donc les usagers de la route à adopter des comportements conformes aux règles de circulation. L’objectif, rappelle-t-elle, est de réduire les infractions et de rendre les déplacements plus sûrs sur les routes du département de l’Ouémé et celles du pays en général.

