Arrêté en Afrique du Sud aux côtés de François van der Merwe un militant d’extrême droite prônant le suprémacisme blanc, Kémi Séba attend une décision sur une possible extradition vers le Bénin. Une proximité qui interroge sur la cohérence de l’engagement panafricaniste de Stellio Gilles Robert Capo-Chichi.
Lors de son interpellation le 13 avril à Pretoria, Kémi Séba était avec l’un de ses fils et François van der Merwe, connu pour son engagement dans un groupuscule suprémaciste blanc. Les trois hommes, retrouvés avec 10,8 millions FCFA, soit 318 000 rands en liquide, ont été placés en détention provisoire. Une audience est prévue le 20 avril. De son côté, le Bénin a formulé une demande d’extradition de l’activiste panafricaniste auprès des autorités sud-africaines pour « apologie du terrorisme » présumée.
Selon des informations rapportées par Jeune Afrique, François van der Merwe est soupçonné d’avoir servi de « facilitateur » dans un projet de passage illégal de Gilles Robert Stellio Capo-Chichi et son fils vers le Zimbabwe, contre rémunération. Il est présenté comme l’un des membres actifs des Bittereinders, un mouvement d’extrême droite qui revendique le « suprémacisme blanc ».
Ledit groupe affiche une nostalgie de l’apartheid et mène des actions parfois violentes. Ses membres défendent aussi la théorie du « génocide blanc », largement contestée et associée à certains milieux d’extrême droite.
La portée exacte des liens entre Kémi Séba et François van der Merwe restent à déterminer. Toutefois, leur interpellation ensemble met en lumière une proximité avec un acteur engagé dans une idéologie en contradiction avec les positions publiques de l’activiste béninois.
Par ailleurs, François van der Merwe a des liens avec la Russie tout comme Kémi Séba. Le présumé facilitateur s’est rendu à Moscou en 2024 à l’invitation de Konstantin Malofeev, un oligarque russe connu pour soutenir des mouvements d’extrême droite en Europe.

