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JIF 2026 au Bénin : le CEG Tankpè célèbre la femme et l’excellence sur fond d’inquiétudes domaniales persistantes

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Le CEG Tankpè a sacrifié une nouvelle fois à la tradition de la célébration de la journée internationale des droits des femmes. Vendredi 17 avril 2026, les acteurs de l’établissement scolaire se sont réunis pour réfléchir, sensibiliser, se réjouir et alerter sur les conditions d’étude difficiles, notamment pour les jeunes filles.

Prises de parole de la directrice, du DDESTFP-Atlantique et d’une enseigante du collège

Au collège d’enseignement général de Tankpè, dans la commune d’Abomey-Calavi, la Journée internationale des droits des femmes (JIF) a été célébrée en différé, le vendredi 17 avril 2026. Dans une salle de fête à proximité de l’établissement scolaire, l’ambiance était à la réflexion, à la réjouissance mais aussi aux plaidoyers en faveur d’un environnement scolaire plus adapté, notamment pour les filles.

L’activité a réuni élèves, enseignants et responsables éducatifs autour de la promotion des droits des femmes, tout en mettant en lumière les difficultés que vivent les apprenantes au quotidien.

La directrice du collège, Dr Colombe Sacramento Dossou, a saisi l’occasion pour interpeller les autorités sur la situation préoccupante du domaine du CEG Tankpè. Elle a décrit des conditions d’étude jugées précaires pour les apprenants, en particulier les jeunes filles.

« Célébrer cette journée au CEG Tankpè, c’est dire au monde entier que les femmes du CEG Tankpè, les femmes et filles sont quelque peu lésées. Parce que notre école, notre CEG est trop exiguë pour qu’on puisse parler de CEG. Nous n’avons pas de cour, nous n’avons pas de clôture, nous n’avons pas de salle de classe, nous n’avons pas de toilettes pour les filles. Les jeunes filles ne sont pas à l’aise quand elles sont en menstrues, ce qui les amène à manquer plusieurs jours de cours. Donc aujourd’hui, c’est un SOS à l’endroit de l’État, pour lui dire de régler le problème domanial du CEG Tankpè », a insisté la directrice.

Le présidium

Dans son message, elle a également encouragé le corps enseignant et les élèves à rester mobilisés malgré les difficultés. « À mes enseignantes et à mes filles élèves, je leur demande qu’il n’y a pas lieu de se décourager et que nous allons nous faire entendre. », a-t-elle lancé.

Présent à cette célébration, le directeur départemental des enseignements secondaire et technique de l’Atlantique, Dr Amour Mathias Ahomadégbé, est revenu sur le sens de la Journée internationale des droits des femmes. Il a recentré le débat sur l’égalité des chances.

Selon lui, « il s’agit plutôt d’égalité de chance devant les enjeux de la société en termes de poste de responsabilité, des avantages, la production de richesse de la société, dont le partage devrait se faire équitablement entre hommes et femmes. »

Vue partielle des élèves présents

Et d’ajouter : « Pour participer à ce partage, il faut avoir les qualités intellectuelles, académiques, politiques. Il est donc nécessaire de sensibiliser nos jeunes sœurs à se préparer pour mériter en son temps, ces avantages ».

Sur la crise foncière du collège, le DDESTFP-Atlantique a appelé l’administration de l’établissement à la prudence. « Je leur demande de ne pas rentrer dans ce conflit, parce que c’est la communauté qui a voulu et que le collège a été créé. Ils sont là pour une mission républicaine. Mais ils ont le droit de réclamer la quiétude, la sécurité dans leur lieu de travail, et nous sommes prêts à les accompagner dans ce sens. », a-t-il fait savoir.

Conférence et distinctions

La journée a été rehaussée par une conférence animée par Dr Ariane Djossou Sègla. Elle a permis de retracer l’historique des luttes pour les droits des femmes dans le monde, en Afrique et au Bénin. L’enseignante de philosophie a profité de ce moment d’échange pour sensibiliser les participants sur les enjeux actuels liés à l’égalité des chances et à l’approche genre.

Distinction des meilleurs élèves

Du côté du corps enseignant, la célébration a également permis une meilleure appropriation des notions liées à la JIF et à l’approche genre en milieu scolaire. Pour Florence Tohozin, enseignante des SVT, cette communication a été bénéfique. « La conférencière nous a montré que dans le collège, on peut faire l’approche genre sans crier, sans tapage. Chaque enseignant, qu’il soit homme ou femme, doit militer pour que les lois qui sont sur les papiers, dans les tiroirs, soient vraiment appliquées », a-t-elle indiqué.

La célébration s’est achevée par la distinction des meilleurs élèves du collège, de la classe de 6e jusqu’en terminale. Ces apprenants ont été primés pour leurs performances scolaires lors du premier semestre de l’année scolaire en cours. De quoi motiver les autres apprenants à redoubler d’ardeur pour fournir de bons résultats à la fin de l’année.

Philippe G. LOKONON


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