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Titre de séjour et nationalité en France : Paris durcit les conditions d’obtention pour les non européens

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À partir du 1er janvier 2026, les conditions d’obtention d’un titre de séjour ou de la nationalité française se durcissent pour les étrangers non européens.

Les étrangers non européens souhaitant s’installer durablement en France devront désormais franchir un nouveau cap. À compter du 1er janvier 2026, l’attestation de réussite à un test civique devient obligatoire pour toute première demande de carte de séjour pluriannuelle, de carte de résident ou de naturalisation.

Cette mesure découle de la loi du 26 janvier 2024 relative au contrôle de l’immigration et à l’amélioration de l’intégration, qui rehausse également les exigences de maîtrise de la langue française. L’objectif, selon les autorités, est de renforcer « l’intégration républicaine » des primo-arrivants.

Le test, prévu par un arrêté signé en octobre 2025 par Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, se présente sous la forme d’un QCM de 40 questions, à compléter en 45 minutes. Il porte sur « les principes et les valeurs de la République, les droits et devoirs liés à la vie en France, l’histoire, la géographie, la culture et le système institutionnel et politique du pays ». Un minimum de 32 bonnes réponses est requis pour réussir.

Ce test devra être validé avant le dépôt de la demande de séjour, dans un centre agréé. Il pourra être repassé sans limite, mais ne sera demandé qu’une seule fois, lors de la première délivrance du titre.

Par ailleurs, l’entretien d’assimilation en préfecture est maintenu, avec un recentrage sur l’adhésion aux valeurs républicaines. Ces nouvelles règles marquent un tournant dans la politique migratoire française, avec une volonté affichée de lier davantage droits de séjour et engagement citoyen.

Philippe G. LOKONON


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