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Sur la constitution du Bénin, Orden Alladatin interpelle Me Robert Dossou sur un aspect qu’il n »ose » pas dire

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Le débat sur la proposition de révision constitutionnelle au Bénin continue de susciter des réactions vives et contrastées au sein de la classe politique et de la société civile.

L’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Me Robert Dossou, a récemment partagé ses réflexions sur la proposition de loi portant révision de la constitution introduite au parlement par le député Assan Séibou. Selon ses analyses diffusées sur la radio CAP FM, il n’existe aucun problème qui justifie cette révision constitutionnelle, si ce n’est le risque de glissement vers un régime présidentieliste, transformant ainsi le régime présidentiel adopté en 1990.

Cependant, cette position n’est pas partagée par tous. Sur le plateau de la télévision Canal 3 Bénin, le député Orden Alladatin, ancien étudiant de Me Dossou en faculté de droit et aujourd’hui acteur politique, a réagi à ses propos.

Alladatin a rappelé que le système multipartite intégral, instauré après la conférence nationale, avait ses propres défauts et a même été la cause de difficultés gouvernementales majeures.  » Je fais juste observer que le système qui a été généré par la conférence nationale, on oublie souvent de dire aussi que ce système a failli rendre le pays ingouvernable aussi. Je parle du multipartisme intégral. », a-t-il développé.

Il a mentionné que les débats à l’université avaient déjà soulevé la question de la nécessité de limiter la prolifération des partis politiques pour garantir la stabilité politique.  » Je me rappelle très bien qu’à l’université nous avons fait le débat qu’il fallait déjà dans les textes, mettre les dispositions qui puissent un peu limiter la tendance effrénée de la classe politique à créer des partis. On l’a expérimenté trente ans après, le multipartisme intégral. Osons dire aussi de ce point de vue que cela a échoué. Mais je n’ai pas vu mon professeur le marteler aussi. », a souligné Alladatin.

Il a rappelé les difficultés auxquelles ont dû faire face les présidents successifs, de Mathieu Kérékou à Yayi Boni, face à cette réalité. Pour Alladatin, il est impératif d’entreprendre des réformes pour rendre la démocratie plus efficace.

Il a ainsi implicitement soutenu la proposition de révision constitutionnelle comme moyen de remédier aux lacunes du système politique actuel.

Raïssa NOUGBODOHOUE

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