Le choix du ministre d’État, Romuald Wadagni, comme candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection d’avril 2026 continue de susciter débats et interrogations. Face à la polémique sur son appartenance politique, le gouvernement a tenu à apporter des précisions ce vendredi 5 septembre 2025.
La désignation de Romuald Wadagni, actuel ministre de l’Économie et des Finances, comme dauphin du président Patrice Talon pour l’élection présidentielle d’avril 2026, fait couler beaucoup d’encre. Au centre des débats : son appartenance ou non à un parti politique avant sa désignation.
Face à la presse, le Secrétaire général adjoint et Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tenu à clarifier la situation. Selon lui, le choix de M. Wadagni n’a enfreint aucune disposition de la Constitution béninoise. « La Loi fondamentale ne demande pas que l’on soit forcément membre d’un parti politique. Elle garantit la liberté d’association », a-t-il rappelé.
Il a précisé que le ministre, bien qu’ayant suspendu ses responsabilités au sein de l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) avant sa désignation, pouvait légalement être choisi comme candidat. La véritable exigence, selon lui, réside dans le processus électoral. « Les lois électorales disent cependant que si vous voulez aller à une élection, vous devez être porté par un ou deux partis politiques », a-t-il ajouté.
Cette disposition ouvre ainsi la voie à toute personnalité jouissant d’une aura ou d’une influence, à condition d’obtenir le parrainage des formations politiques. « Vous pouvez être membre d’un parti ou simplement une personnalité reconnue. Si les partis vous identifient et vous portent, vous pouvez compétir », a insisté Wilfried Léandre Houngbédji.
Le Porte-parole du gouvernement a enfin assuré que la majorité présidentielle a agi dans le strict respect des règles en vigueur. La loi électorale actuelle, mise en place depuis plusieurs années, encadrera une fois encore les élections générales de 2026.

