lamétéo.info
Société

Pluies diluviennes au sud Bénin : 8 conseils pratiques de Dr Constant Vodounhè aux personnes vivant avec la drépanocytose

Partager

Les fortes pluies qui s’abattent actuellement sur le sud du Bénin augmentent le risque de crises chez les personnes vivant avec la drépanocytose. Face aux variations brusques de température et à la recrudescence des infections, le pharmacologue et biologiste cellulaire Dr Constant Vodounhè a livré à nos confrères de Échos du Septentrion huit recommandations pour mieux traverser cette période.

Les épisodes de pluies intenses enregistrés ces dernières semaines dans le sud du Bénin appellent à une vigilance particulière chez les personnes vivant avec la drépanocytose. Dans une interview accordée à Échos du septentrion, Dr Constant Vodounhè, docteur en pharmacologie et biologie cellulaire et président de la Fondation Dorys, a indiqué que cette période expose les patients à un risque plus élevé de crises en raison des changements rapides de température et de l’augmentation des maladies infectieuses.

Le spécialiste explique que le corps est constamment contraint de s’adapter aux alternances entre pluie, fraîcheur et retour de la chaleur. « Le corps subit un changement brusque et doit s’adapter. Cela devient très compliqué pour les patients », souligne-t-il.

Sur le plan médical, la baisse de température favorise la contraction des vaisseaux sanguins. Chez les personnes drépanocytaires, ce phénomène s’ajoute à la déformation des globules rouges propre à la maladie, ce qui peut ralentir la circulation du sang et déclencher des crises vaso-occlusives.

À cette difficulté s’ajoute le risque d’infections. La saison des pluies favorise la circulation des virus et la prolifération des moustiques, augmentant ainsi le risque de paludisme, une maladie particulièrement redoutée chez les personnes atteintes de drépanocytose.

Huit gestes pour limiter les risques

Face aux risques liés à la saison des pluies, Dr Constant Vodounhè invite d’abord les personnes vivant avec la drépanocytose à se couvrir dès que la fraîcheur s’installe, que ce soit avant, pendant ou après une averse. Selon lui, éviter une exposition prolongée au froid permet de réduire les risques de déclenchement d’une crise.

Le spécialiste recommande également de ne pas rester avec des vêtements mouillés après avoir été surpris par la pluie. Il conseille de se sécher rapidement et de se réchauffer sans attendre afin d’éviter que le froid ne s’installe dans l’organisme.

Pour maintenir une bonne température corporelle, Dr Constant Vodounhè préconise de boire des boissons chaudes lorsque cela est possible. Il indique aussi que l’utilisation d’une bouillotte peut être utile pour réchauffer le corps, notamment lorsque la sensation de froid persiste.

Autre recommandation : ne pas se découvrir trop vite lorsque le soleil revient après une averse. Même si la chaleur semble être de retour, le corps a encore besoin de temps pour s’adapter aux changements de température.

Enfin, le président de la Fondation Dorys insiste sur la prévention du paludisme. En raison de la prolifération des moustiques pendant la saison des pluies, il recommande aux patients de suivre un traitement préventif adapté afin de limiter le risque d’infection, particulièrement dangereux pour les personnes vivant avec la drépanocytose.

En cette saison des pluies, ils invitent les personnes vivant avec cette maladie ainsi que leurs proches à adopter ces gestes de prévention afin de réduire les risques de complications.

Philippe G. LOKONON


Partager

Articles similaires

Abomey-Calavi : Anasthasie Djibodé mobilise les femmes d’Aïdégon pour le leadership et la paix

Raïssa NOUGBODOHOUE

Littérature – Les inégalités écologiques à l’aune du choléra : Ce que Raoul Fousséni dit des villes africaines à l’exemple de Cotonou

Venance TONONGBE

CRIET : il soumet une orpheline de 12 ans à des actes sexuels forcés et écope de 10 ans de prison ferme

Philippe LOKONON

Laissez un commentaire

You cannot copy content of this page