La dixième mandature de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique des médias se fixe trois grands chantiers pour les trois prochaines années. Thanguy Agoï, nouveau président de l’ODEM, a présenté ce plan lors de la cérémonie de passation de charge organisée le vendredi 21 août 2026 à Cotonou.
Restaurer l’image de l’ODEM, renforcer la crédibilité des médias béninois et consolider l’ancrage de l’institution, ce sont les trois axes autour desquels Thanguy Agoï entend construire son mandat à la tête de l’Observatoire. Le nouveau président a dévoilé cette feuille de route devant ses pairs et plusieurs invités institutionnels, à l’occasion de son installation officielle, vendredi 21 août à Cotonou.
Devant l’assistance, Thanguy Agoï a résumé sa vision en trois axes portés sur une dynamique continue entre 2026 et 2029, la restauration de l’image et de l’autorité de l’ODEM, la crédibilité des médias au Bénin, puis l’avenir et l’ancrage de l’institution. Il ambitionne un « ODEM plus fort, plus crédible et plus utile à la démocratie médiatique béninoise », et fait reposer la réussite de ce plan sur l’engagement conjoint des conseillers de l’ODEM, des professionnels des médias et des partenaires de l’institution.

Avant de passer la main, le président sortant, Ulrich Vital Ahotondji, est revenu sur la ligne qu’il a défendue durant son mandat. Pour lui, le journaliste doit rester « ce journaliste d’investigation, ce journaliste qui, parfois, porte le couteau dans la plaie », capable de dire la vérité malgré les pressions politiques et un environnement de travail difficile.
Des messages de soutien pour la nouvelle équipe
La passation de pouvoir a aussi été l’occasion de rappeler le poids de la fonction. Au nom de l’Assemblée spéciale CNP-UPMB, son président Seth Évariste Hodonou a insisté sur la confiance que porte désormais Thanguy Agoï, celle de ses pairs et d’une profession qui attend de l’ODEM qu’il soit à la hauteur des défis de son époque. Une mission exigeante, résumée en une formule, « défendre les principes sans rigidité, écouter sans faiblesse, conseiller sans complaisance ».

Du côté institutionnel, la HAAC a tenu à afficher sa disponibilité. Représentant le président de l’instance, le conseiller Armand Godonou Hounsou a renouvelé l’engagement de la HAAC à travailler avec la nouvelle équipe de l’ODEM, sur la base du respect mutuel et du dialogue. Il le rappelle sans détour, régulation et autorégulation « ne sont pas antagonistes », mais concourent à un même objectif, celui d’un paysage médiatique responsable et crédible.
Le ministère de la Communication n’a pas manqué non plus de saluer l’installation de la nouvelle équipe. Son secrétaire général, Marius Atayi Guèdègbé, y voit un outil essentiel pour accompagner l’ambition du ministère, celle d’une presse plurielle et moderne, capable de porter le développement du pays. Il assure que le ministère ne « ménagera aucun effort pour collaborer avec l’ODEM ».

Le plan présenté par Thanguy Agoï s’étend jusqu’en 2029. D’ici là, la nouvelle équipe de l’ODEM devra transformer ces trois axes en actions concrètes, sous le regard des professionnels des médias et des institutions partenaires qui ont assisté à son installation.

