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« Nous ne prendrons aucune menace à la légère » : la réaction du gouvernement béninois aux déclarations du général Tiani du Niger

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Mis en cause par le président nigérien Abdourahamane Tiani après l’attaque de l’aéroport international de Niamey, le gouvernement béninois rejette fermement toute implication. Par la voix de son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji, il affirme que le Bénin reste vigilant et déterminé à assurer la sécurité et l’intégrité de son territoire.

En réaction aux accusations publiques du chef de la junte nigérienne liant le Bénin à l’attaque de l’aéroport Diori Hamani de Niamey, le gouvernement béninois a adopté une position de fermeté. S’exprimant au nom de l’exécutif, son porte-parole a assuré que les autorités n’ignorent aucune menace et restent pleinement mobilisées pour préserver la quiétude nationale.

« S’il y a des menaces, nous allons amplifier ce que nous faisons déjà pour garantir la sécurité, la quiétude globale dans notre pays, l’intégrité de notre territoire », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une sortie médiatique ce vendredi 30 janvier 2026.

Sans entrer dans une escalade verbale, le gouvernement béninois affirme ne pas se laisser distraire par des polémiques. « Nous ne prendrons aucune menace à la légère. Mais nous n’aurons pas de temps à perdre avec des gens dont la seule vocation est de nous empêcher d’être premier », a insisté le porte-parole.

Il a par ailleurs estimé que les propos du président nigérien n’ont pas convaincu au-delà des cercles officiels, y compris au sein de l’opinion publique nigérienne. « J’ai été heureux de constater qu’à la suite des déclarations de Monsieur Tiani, même ses propres concitoyens sur les réseaux disent ne pas y croire », a-t-il relevé.

Revenant sur le contexte sécuritaire régional, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que le Bénin a déjà fait face à des situations sensibles, notamment les événements du 7 décembre, sans pour autant multiplier les accusations publiques. « Nous savons ce qu’on a vécu le 7 décembre. Et on sait quelle est la partition de certains pays de la sous-région. Pour autant, on n’est pas allé s’époumoner partout », a-t-il déclaré.

Pour le porte-parole du gouvernement, ces sorties pourraient relever d’une stratégie de “contre-feu”, visant à détourner l’attention. Il estime que la place particulière du Bénin dans la sous-région, souvent citée et observée, peut expliquer cette focalisation et susciter des réactions hostiles ou des tentatives de diversion.

À l’instar du Bénin et de son président, le président nigérien Abdourahamane Tiani, a également accusé la Côte d’Ivoire et la France, d’être impliqué dans l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026. Une attaque repoussée par les forces nigériennes et non étayée par des preuves rendues publiques par le président Tiani.

Philippe G. LOKONON


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