Dans une société d’exploitation aurifère de l’Atacora, des demandeurs d’emploi auraient dû payer pour espérer décrocher un poste. Une enquête du Gouvernement a mis fin à ce système présumé, avec l’arrestation d’une personne présentée comme l’un de ses organisateurs.
Des demandeurs d’emploi auraient dû glisser quelques billets sous la table pour espérer être embauchés dans une société d’exploitation aurifère du département de l’Atacora, un curieux sens des affaires dans une entreprise qui, elle, extrait déjà de l’or. Une enquête a mis au jour ce système présumé de rançonnement, de corruption et de défalcations abusives sur les salaires, selon un communiqué publié ce jeudi 10 septembre 2026 par le Ministre en charge du Budget et de la Fonction publique.
Tout est parti de dénonciations faisant état de ces pratiques présumées au sein de la société minière. Les services compétents ont ouvert une enquête pour en vérifier la réalité et en déterminer les responsabilités.
Les investigations ont mis en évidence des pratiques présumées de rançonnement visant les demandeurs d’emploi, à qui des sommes d’argent auraient été réclamées en échange d’un poste. Dans le cadre de la procédure engagée, une personne présumée impliquée dans ces faits a été interpellée et devra répondre de ses actes devant les autorités judiciaires compétentes.

Un emploi ne s’achète pas
Le Ministre condamne « avec la plus grande fermeté toute pratique visant à monnayer l’accès à l’emploi, à extorquer des sommes d’argent aux travailleurs ou aux demandeurs d’emploi, ou à opérer des retenues illégales sur les salaires ».
Il rappelle que « le rançonnement, la corruption, la vente de postes et toute retenue ou défalcation illégale sur les salaires sont proscrits par les lois et règlements en vigueur ». Il réaffirme que « l’accès à l’emploi doit être transparent et fondé sur le mérite », et qu’« aucune somme d’argent ne peut être exigée d’un demandeur d’emploi en contrepartie d’un recrutement ».
Le Ministre invite les travailleurs, les demandeurs d’emploi et toute personne détenant des informations sur de tels agissements à les signaler « sans délai et sans crainte », auprès des Directions départementales du Travail et de la Fonction publique, ou via le dispositif national de plaintes et de dénonciations, à travers le numéro vert 155 et la plateforme denonciation.bj.
Dans l’Atacora, la mine continuera donc d’extraire de l’or, mais plus, si l’on en croit le Gouvernement, l’argent des candidats à l’embauche. Le Ministre réaffirme la détermination de l’exécutif à assainir le monde du travail, à lutter contre toutes les formes de corruption et de rançonnement, et à garantir le respect des droits des travailleurs comme des demandeurs d’emploi.

