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La CEDEAO veut apporter un soutien “militaire” aux pays de l’AES, la raison

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À l’issue de la 39e session ordinaire de l’Union africaine, une nouvelle dynamique se met en place en faveur des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Dans ce cadre, la CEDEAO annonce sa volonté de s’engager militairement aux côtés de l’organisation continentale.

Lors de sa 39e session ordinaire, l’Union africaine (UA) a exprimé sa volonté de soutenir les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans la lutte antiterroriste et les processus de retour à l’ordre constitutionnel. En réponse, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), bras opérationnel de l’UA en Afrique de l’Ouest, entend apporter une contribution militaire.

Les chefs d’état-major des pays membres de la CEDEAO sont attendus à Freetown, en Sierra Leone, du 24 au 27 février 2026. Cette rencontre doit permettre de définir les modalités de leur participation à la force en attente de l’organisation régionale, dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes actifs dans le Sahel.

Les États de l’AES, qui ont quitté la CEDEAO, restent confrontés à une insécurité persistante. Malgré cette rupture institutionnelle, les initiatives se poursuivent au niveau continental pour maintenir un cadre de coopération.

À la clôture de l’Assemblée ordinaire, l’UA a également annoncé la création prochaine d’une « plateforme commune » regroupant 18 pays autour des questions de sécurité. Sa mise en place est attendue « dans les prochaines semaines », sans calendrier détaillé.

Le nouveau président de l’Union africaine, le Burundais Évariste Ndayishimiye était déjà, depuis juillet 2025, l’envoyé spécial de l’UA pour le Sahel. Sans conditionner son action à une réintégration des régimes de l’AES au sein de l’organisation, il a réaffirmé la poursuite du dialogue.

« Il faut créer des solidarités entre les États de la région pour combattre ensemble. C’est ce que l’UA est en train de faire pour les aider. Les dirigeants de ces États aussi ont besoin d’être approchés pour chercher le retour rapide à l’ordre constitutionnel et aussi les aider à stabiliser leurs États. L’Union africaine a maintenu la communication avec les États du Sahel pour chercher ensemble des solutions », a-t-il déclaré.

Philippe G. LOKONON


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