Alors que le monde célèbre la Journée de lutte contre le Sida ce 1er décembre 2025, l’Onusida a publié un nouveau rapport qui dresse un état des lieux de l’épidémie. L’organisation relève des avancées notables et lance un appel.
À la fin de l’année 2024, 630 000 personnes sont mortes du VIH-sida, un chiffre en baisse de 54 % par rapport à 2010. C’est ce que révèle un rapport de l’Onusida à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée ce lundi 1er décembre 2025
Le document met en lumière les progrès notables réalisés dans la lutte contre le virus, tout en soulignant les efforts encore nécessaires pour atteindre l’objectif de son éradication d’ici 2030. En effet, 40,8 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2024, dont 53 % sont des femmes. Sur ce total, 77 % bénéficiaient d’un traitement antirétroviral.
L’édition 2025 de cette journée est placée sous le thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », une référence aux défis systémiques encore présents dans la réponse mondiale.
Trois indicateurs de référence, les objectifs 95-95-95, fixés pour 2025 par l’Onusida, ont progressé, mais ne sont pas encore pleinement atteints. On note tout de même que 87 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 89 % des personnes diagnostiquées sont sous traitement, et 94 % des personnes traitées ont une charge virale supprimée.
Malgré ces avancées, le cap des nouvelles infections reste préoccupant, le monde n’ayant pas encore atteint l’objectif de descendre sous la barre des 370 000 nouvelles contaminations annuelles.
L’Onusida appelle à redoubler d’efforts pour renforcer les systèmes de santé, garantir l’accès universel aux traitements et lutter contre les inégalités persistantes qui freinent l’éradication du VIH.

