Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, invite les anciens députés du parti Les Démocrates, désormais élus sous les couleurs de l’UPR et du BR, à conserver un regard critique au Parlement. Il s’est exprimé ce dimanche 1er février 2026 sur Bénin TV.
Intervenant dans l’émission Focus sur Bénin TV, dimanche 1er février 2026, Wilfried Léandre Houngbédji a réagi à l’entrée à l’Assemblée nationale des ex-députés Les Démocrates réélus dans les rangs de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et du Bloc Républicain (BR). Le porte-parole du gouvernement a appelé ces élus à jouer pleinement leur rôle critique dans la 10e législature.
Les députés concernés sont Michel François Sodjinou, Constant Nahum, Léansou Do Rego, Dénise Hounmènou, Joël Godonou et Chantal Adjovi. Tous étaient membres du parti d’opposition Les Démocrates avant de rejoindre, à l’issue des législatives de janvier 2026, les deux grandes formations de la mouvance présidentielle.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, leur présence apporte une diversité de sensibilités au sein de la majorité parlementaire. « Vous avez des nuances du rouge LD dans chacun des deux partis, un peu, puisqu’il y a des élus de deux partis qui proviennent de ce parti qui s’est effondré », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du gouvernement dit attendre de ces élus une posture active et critique. « Moi, franchement, je voudrais les voir dans leur rôle critique de l’action, des décisions », a-t-il insisté, avant d’ajouter qu’il souhaite que ces élus se disent qu’« En venant, c’est avec notre sensibilité, notre regard critique, nos observations. »
À l’issue du scrutin législatif de janvier 2026, le parti Les Démocrates n’a obtenu aucun siège au Parlement. L’Assemblée nationale est désormais composée uniquement de députés issus de l’UPR et du BR, qui détiennent l’ensemble des 109 sièges.
Dans ce contexte, l’attitude et les prises de position des six ex-députés Les Démocrates au sein de l’hémicycle seront scrutées, notamment sur leur capacité à enrichir les débats parlementaires et à exercer un regard critique sur l’action du gouvernement au cours de la 10e législature.

