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Des laits pour bébés des fabricants Lactalis et Nestlé jugés dangereux pour la santé en cours de rappel dans plusieurs pays

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Plusieurs laits infantiles des groupes Lactalis et Nestlé font l’objet de rappels dans plusieurs pays. En cause, une possible contamination par une toxine, susceptible de provoquer de graves troubles digestifs chez les nourrissons.

Les rappels de laits infantiles de deux marques se multiplient dans plusieurs pays. Après Nestlé au début du mois de janvier, c’est désormais Lactalis qui retire du marché six lots de la marque Picot, destinés à l’alimentation des nourrissons et vendus en pharmacies et en grandes surfaces.

Les produits concernés sont « les lots Picot Nutrition quotidienne 1er âge (400, 800 et 850 g), les Picot Nutrition quotidienne 2ᵉ âge (800 et 850 g) ainsi que le Picot AR 2ᵉ âge en format 800 g ».

Au cœur de ces rappels figure la céréulide, une toxine bactérienne connue pour ses effets nocifs sur la santé des nourrissons. Selon les autorités sanitaires, sa consommation peut entraîner « des diarrhées, des vomissements et, dans les cas les plus graves, des complications sévères ».

Cette même toxine est également suspectée dans les laits infantiles Gigos et Nidal de Nestlé, rappelés quelques jours plus tôt. D’après Radio France, l’origine de la contamination pourrait être « une huile utilisée dans la fabrication de ces laits en poudre », fournie par un même fournisseur chinois aux deux groupes industriels.

L’alerte sanitaire a été renforcée en France après le décès d’un nourrisson ayant consommé l’un des lots de lait Nestlé. Ce décès a conduit les autorités de santé à lancer des investigations approfondies, même si aucun lien formel n’est encore établi à ce stade.

Face à ces risques, les autorités appellent les parents à la vigilance. En cas de troubles digestifs chez un enfant après la consommation de ces laits, il est recommandé de conserver la boîte afin de permettre d’éventuelles analyses.

Dans l’attente des résultats des investigations, les autorités sanitaires rappellent qu’« aucun lien direct n’est encore scientifiquement confirmé » entre la consommation de ces laits infantiles et les symptômes observés. Les rappels restent néanmoins maintenus par mesure de précaution.

Philippe G. LOKONON


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