À cinq mois des élections générales de 2026, le président du Moele-Bénin, Jacques Ayadji, fustige des manœuvres « déloyales » menées par des partis alliés, accusés de courtiser et accueillir avec faste des militants de sa formation politique.
Réuni avec la presse le jeudi 14 août 2025 au siège de son parti à Cotonou, Jacques Ayadji, président du Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), a dénoncé ce qu’il qualifie de pratiques politiques malsaines au sein même de la mouvance présidentielle. Il affirme que plusieurs militants et responsables de son parti font l’objet de tentatives de débauchage à l’approche des élections municipales et législatives.
« Cette manœuvre déloyale et d’hostilité étrange reste plus l’apanage de partis amis que de partis rivaux », a-t-il déclaré, avant de regretter : « Aujourd’hui, ces pratiques malsaines portées par des hommes qui n’ont d’ambition que leur petite personne, perdurent avec le constat désolant de voir des partis accueillir avec pompe, des transfuges, y compris de formations politiques amies ! »
Pour Jacques Ayadji, cette transhumance politique interne contredit l’esprit de la réforme du système partisan, mise en place pour assainir la vie politique et mettre fin aux ralliements opportunistes à l’approche des scrutins. « Le renouveau voulu et accepté par tous se révèle à bien des égards comme une greffe qui a du mal à prendre chez certains politiciens », a-t-il observé.
Le président du Moele-Bénin appelle les acteurs politiques à replacer l’éthique au centre de leur action, rappelant que « l’éthique devrait rester l’épine dorsale de l’action politique puisque le politique est aussi celui que regardent et observent nos enfants qui sont l’avenir de ce pays ».

