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Bénin : le président Romuald Wadagni accorde sa grâce à 369 détenus condamnés dans 8 juridictions

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Le président de la République, Romuald Wadagni, a accordé une grâce présidentielle à 369 détenus condamnés par huit juridictions du Bénin. Cette décision, prise après la fête nationale, réduit la durée de leur peine sans effacer les condamnations prononcées par la justice.

Trois cent soixante-neuf détenus vont retrouver la liberté plus tôt que prévu grâce à une décision du président Romuald Wadagni. Signée le 31 juillet 2026 à travers le décret n°2026-546, cette grâce présidentielle est la première accordée par le chef de l’État depuis son accession à la magistrature suprême.

La mesure concerne huit juridictions du pays. Le tribunal de première instance d’Abomey-Calavi arrive en tête avec 73 bénéficiaires. Il est suivi d’Abomey (38), de Cotonou (36), de Djougou (30) et de Pobè (26). À Dassa-Zoumè, un seul détenu est concerné par cette grâce présidentielle.

Les juridictions spécialisées figurent également sur la liste. Dix personnes condamnées par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ainsi que deux condamnées par la Cour spéciale des affaires foncières (CSAF) bénéficieront elles aussi de cette mesure.

Amendes, frais de justice et dettes à la charge du condamné

Contrairement à ce que certains pourraient penser, les bénéficiaires ne sont pas blanchis par cette mesure. Leur condamnation reste inscrite. Le décret porte uniquement sur la partie de la peine qu’il leur restait à exécuter.

Autrement dit, les personnes condamnées pour détournement de deniers publics ou pour des infractions portant atteinte aux finances publiques devront toujours rembourser les sommes dues, payer les amendes et s’acquitter des frais de justice.

La même règle s’applique aux personnes condamnées pour abus de confiance, escroquerie ou d’autres infractions ayant causé un préjudice à des particuliers. Elles restent tenues d’indemniser leurs victimes, conformément aux décisions rendues par les tribunaux. Dans certaines situations, la contrainte par corps peut également être appliquée.

Le décret prévoit enfin que sa mise en œuvre sera assurée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que le ministre de l’Économie et des Finances, chacun dans le cadre de ses attributions.

Philippe G. LOKONON


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