Trente journalistes et membres d’organisations de la société civile ont pris part, du 5 au 7 octobre 2026 à Abomey-Calavi, à un atelier de formation sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le suivi de l’action publique. La formation a également porté sur la lutte contre la désinformation et les méthodes de vérification de l’information.
Dans le cadre du projet « Soutien de l’Union européenne à la CEDEAO en matière de paix, de sécurité et de gouvernance » (EPSG), le groupe Banouto et l’organisation espagnole FIAP ont réuni à Abomey-Calavi du 5 au 7 octobre 2026, des journalistes, des membres d’Organisations de la Société Civile (OSC) et des acteurs de structures communautaires engagés dans la participation citoyenne, la paix, la cohésion sociale et la gouvernance, autour des moyens et méthodes d’évaluation de l’action publique au Bénin.
Durant ces trois jours, les participants ont découvert comment utiliser des outils d’intelligence artificielle pour rechercher des informations, assurer une veille, analyser des documents et exploiter des données.
L’utilisation de l’IA a toutefois été présentée avec ses limites. Parmi les risques évoqués figurent « la production d’informations inexactes, les biais et les contenus synthétiques trompeurs ». La vérification et le croisement des sources ont donc occupé une place importante dans la formation.
Suivi de politiques publiques et d’engagements électoraux
Les participants ont également travaillé sur le suivi des politiques publiques et des engagements électoraux. Il leur a été montré comment réunir des données, vérifier les sources et s’appuyer sur des éléments de preuve pour documenter les actions réalisées et les résultats obtenus.
Journalistes et membres d’OSC ont aussi travaillé sur la présentation de leurs résultats auprès des médias et du public, avec des messages « clairs, factuels et étayés ».
La collaboration entre médias et organisations de la société civile faisait également partie des volets abordés. Elle concernait notamment la collecte, la vérification et la valorisation des informations sur l’action publique.
Il faut rappeler qu’en dehors des organisations de mise en œuvre, le projet EPSG bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne, du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et du ministère danois des Affaires étrangères (MOFA).

