Dans la commune de Lalo, département du Couffo, cinq villages de l’arrondissement d’Ahodjinako disposent désormais d’un accès sécurisé à l’eau potable grâce à un système multi-villageois conçu pour anticiper la croissance démographique et répondre aux besoins de base.
L’eau potable n’est plus un luxe pour les habitants d’Ahodjinako. Dans cette localité de la commune de Lalo, cinq villages, Adonou, Ahodjinako, Dogoedeta, Helli et Lokoli sont désormais alimentés par un Système d’Approvisionnement en Eau Potable multi-villageois (SAEPmV), déployé pour accompagner l’expansion démographique et améliorer les conditions de vie.
Avec une population actuelle estimée à 9 732 habitants, ces villages pourraient en compter près de 20 000 d’ici 2040. Le SAEPmV est pensé pour suivre cette progression : le débit d’équipement anticipé passe de 19 m³/h à 34 m³/h sur une vingtaine d’années. L’élément central du dispositif est le forage stratégique d’Adonou-Kinta, profond de 150 mètres et capable de répondre à la demande sur le long terme.
L’infrastructure comprend un château d’eau de 200 m³ et une vingtaine de bornes-fontaines, réparties sur un réseau de plus de 30 kilomètres de canalisations. Les différents diamètres utilisés permettent une distribution efficace, même dans les zones les plus éloignées. Le tarif d’un bidon de 25 litres d’eau aux bornes-fontaines est fixé à 15 FCFA.
Un soulagement pour les communautés villageoises
L’implantation de cette infrastructure hydraulique est un motif de soulagement pour les populations de cette localité en raison de ses impacts réels. Les maladies liées à l’eau impropre reculent, et les dépenses de santé diminuent. Akohovi Dohou, résident d’Ahodjinako, se souvient d’une époque où sa famille puisait l’eau dans les champs ou dans le fleuve Couffo. Aujourd’hui, il parle d’un « véritable soulagement » grâce au branchement à domicile.
En saison sèche, la demande augmente fortement. À Adonou, Martine Gnonlonfoun, fontainière, enregistre des recettes journalières qui peuvent atteindre 1 000 FCFA.
Pour favoriser l’accès, le branchement individuel est proposé à 10 000 FCFA. Une mesure qui rend l’eau potable accessible à un plus grand nombre de familles rurales, et ancre durablement le changement dans les habitudes locales.

