Le lundi 21 juillet 2025, les centres de retrait des relevés de notes ont ouvert leurs portes à travers tout le Bénin. L’occasion pour les nouveaux bacheliers de découvrir en détail leurs résultats, d’exprimer leurs émotions et de dessiner les premières lignes de leur avenir académique et professionnel.
Ils étaient nombreux à se presser dès les premières heures de la matinée dans les 17 centres retenus à l’échelle nationale pour retirer leur relevé de notes du Baccalauréat 2025. Au Collège d’enseignement général 1 d’Abomey-Calavi, l’un de ces centres, la rédaction de Lameteo a tendu son micro à quelques lauréats, encore empreints d’émotion après la découverte de leurs notes par matière. Si certains repartent le sourire aux lèvres, fiers de leur mention, d’autres affichent des mines déçues, parfois malgré des résultats honorables.
« J’aurais aimé avoir au moins 18 de moyenne »
Titulaire d’un Bac D avec la mention Très bien, ce jeune homme aurait espéré mieux. « J’aurais aimé avoir au moins 18 de moyenne mais j’ai eu 17. Si j’avais eu 20 en SVT ou en physique, j’y serais arrivé », confie-t-il, un brin perfectionniste. Une autre bachelière, ayant obtenu la mention Assez bien, reste contrariée par sa note en philosophie : un 6/20 qu’elle peine à accepter. « Ça m’a un peu bouleversée », lâche-t-elle, malgré sa réussite. Plus loin, une jeune fille assise, tête appuyée sur la main, avoue son désarroi : « Mes notes m’ont déçue, et là, je ne sais plus… »
Des rêves de blouse blanche ou d’insertion rapide
Mais au-delà des mentions, c’est désormais l’avenir qui focalise toutes les attentions. Nombreux sont les détenteurs du Bac D qui nourrissent des ambitions dans les filières scientifiques. Médecine, chirurgie, pharmacie, chimie analytique, génie génétique… les vocations sont multiples. « Depuis mon enfance, je souhaitais faire la chirurgie », affirme l’un d’eux, sûr de son choix. D’autres préfèrent encore la prudence. « Je voulais faire soit la pharmacie, le génie génétique ou la statistique. Mais je ne sais pas encore, je continue de réfléchir », confie un candidat, indécis face à la variété des parcours possibles.
Pour certains, toutefois, l’université ne représente pas un passage obligé. Détenteur d’un Bac A2, un jeune homme affirme avec conviction : « Je ne compte pas mettre mon pied sur le campus. Je vais me lancer dans une formation de graphisme, sérigraphie, et après je vais aussi suivre une autre formation pour commencer à gagner ma vie. » Un choix pragmatique, face à la réalité du marché de l’emploi béninois.
Entre enthousiasme, ambitions élevées et choix stratégiques, les nouveaux bacheliers du Bénin tracent chacun leur route. Si plusieurs rejoindront les universités publiques à la rentrée, d’autres opteront pour des écoles de formation, des instituts spécialisés ou des cursus courts pour une insertion professionnelle plus rapide. Et parfois, le rêve initial cède la place à l’opportunité concrète.

